Dans le hall 7.2, impossible de louper Pinky Pétanque, de Bruno Andreu, viticulteur à Montblanc, dans l’Hérault. « Avec ce 100 % grenache, on cible les jeunes. C’est un rosé facile d’accès, sur la fraîcheur, titrant 11,5 % vol. auquel on ajoute 10 g/l de sucres. On le gazéifie ensuite avec du CO2, explique Bruno Andreu. On vise le marché anglo-saxon, les festivals et la vente à emporter. ». Et ça marche : « Des Anglais sont déjà venus nous voir », se réjouit-il.
Prix : entre 4 et 5 € TTC.
Dans le corner de la nouvelle vague, Nicolas Gonin a retenu le même contenant pour la version gazéifiée de sa cuvée Crevette Mayo. « Je l’ai lancée en vin tranquille l’an dernier. J’en ai vendu 13 000 bouteilles. Ça m’a sauvé car j’ai perdu toute ma récolte 2024 à cause de la crue de la Vienne », explique l’ex-vigneron installé à Cravant-les-Coteaux qui a ouvert le négoce Raisin À Boire après cette catastrophe pour produire Crevette Mayo. Le succès continue avec des commandes aux États-Unis et en Lituanie. « En France, les festivals sont aussi intéressés », indique-t-il.

Prix : 5 € TTC.
Les Vignerons du Sommiérois, dans le Gard, s’adressent eux aussi aux jeunes avec La Sommiéroise, un vin orange pétillant décliné en bouteille blanche de 75 et 25 cl. « C’est un 100 % gewurztraminer avec une macération pelliculaire de 7 jours, précise Thibault Crespin, directeur et œnologue de la cave. Pour la gazéification, on passe par un prestataire. » Il contient seulement 3 g/l de sucres résiduels. Tiré à 2 000 bouteilles, pour l’instant, il se destine au réseau traditionnel. Petit plus : l’étiquette décline cinq portraits d’adhérents de la cave.

Prix : entre 10 et 13 € TTC.
Pour sa part, Les Vignobles Foncalieu, l’union de coopératives basée à Arzens, dans l’Aude, espèrent attirer de nouveaux consommateurs avec Chéri Club. « C’est un produit fruité, léger – 11,5 % vol. – et accessible », décrit Audrey Arino, la directrice marketing. Ajoutez à cela des bulles à 2 bars, 11 g/l de sucres, une étiquette flashy et une capsule couronne ! « nous n'en avons produit que 5 000 bouteilles, mais ça a l’air de beaucoup plaire sur ce salon. Nous pouvons augmenter nos volumes », assure-t-elle.

Prix : 7 € TTC.
« Vigne Vierge, c’est un vin sans alcool bio vinifié avec un cépage résistant, le muscaris, et gazéifié », raconte Pierre Caizergues, l’un des deux vignerons du négoce Pierre et Antonin installé à Pérols, dans l’Hérault. Ni sucres, ni arômes ajoutés pour cette cuvée désalcoolisée au Chai Sobre, dans le Gers. La production s’élève à environ 5 000 bouteilles destinées au circuit CHR.

Prix public : 12 € TTC.
« On voulait un produit sans alcool, mais pas un produit désalcoolisé », expose Pauline Lapierre, gérante des Vins Pauline Lapierre à Rions, en Gironde. D’où l’idée d’un soda à base de jus de raisins – du sauvignon – et de tisanes de plante. L’an dernier, elle a sorti Raisin + Rooibos. Cette année, Raisin + Pissenlit complète son offre. Et ça marche. « L’an dernier, nous avons fait 10 hl de Rooibos et 20 hl cette année », relate la vigneronne.

Prix : entre 4 et 5 € la bouteille de 33 cl en restauration.
Au domaine La Commanderie de Cotelier à SaintGilles, dans le Gard, Ludivine Verlaguet revendique un prix « juste » pour ses vins. Pour convaincre acheteurs et consommateurs de les acheter, elle habille ses bouteilles de trois étiquettes accrochées au col, la première portant le message « À ce prix, on vit », la deuxième, juste en dessous, présentant son domaine et la troisième portant une citation littéraire. « Le but, c’est de rappeler que derrière chaque bouteille, il y a du travail », explique-t-elle.

Le collectif Vignerons Engagés a lancé sa gamme de vins « Engagés », conçue pour donner un repère du juste prix aux consommateurs. Toutes les bouteilles de cette gamme, qui comporte une trentaine de références, arborent une étiquette commune avec, en capitales colorées, la signature « Engagés », le logo « Vignerons Engagés » et le slogan « Un prix juste pour la Terre et les Hommes ». Dans le cas des vins de coops, la contre-étiquette précise le pourcentage de chiffre d’affaires redistribué aux viticulteurs.

En contrepartie du respect d’un cahier des charges calqué sur celui de l’agriculture du vivant, 9 coopérateurs de la cave gersoise Plaimont vont toucher une surprime de 200 €/ha pour 110 ha. Voilà l’accord signé à Wine Paris entre Coopérative U et Plaimont. Un accord qui porte sur 7 000 hl d’IGP Côtes de Gascogne « et qui concernera, à terme, une vingtaine de nos adhérents », précise Olivier Bourdet-Pees, le directeur de la coop. La prime sera réévaluée chaque année en fonction des coûts de production.

Crédits photos A. Bimont, B. Collard, O. Bazalge


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