n mode bunker, le président de la République inaugure le salon Wine Paris ce lundi 9 février. Rencontrant des représentants de la filière à l’ouverture de l’évènement professionnel dans le hall 4 puis déambulant, dans la section languedocienne du hall 7.2, sous cordon de protection figeant les allées et venues, Emmanuel Macron salue à tour de bras, remerciant les uns et les autres pour leur travail et se prononçant en point presse pour défense du vin et de sa culture en France : « la clé, c’est d’abord d’en défendre la consommation, de la rendre compatible avec la santé publique. On a un politique de prévention exigeante et en même temps on défend le vin français comme faisant partie de l’art de vivre à la française, de notre gastronomie » déclare le président, pointant qu’en termes d’accès aux marchés, « l’un des points clés c’est de bien l’exporter en Europe, de le défendre à l’international quand il est attaqué par des pratiques qui sont agressives et puis d’aller conquérir de nouveaux marchés, on parle de l’Inde, du Canada, du Brésil… » Même si le Mercosur est actuellement en suspens, et que les menaces américaines à 200 % planent toujours…
Après l’ouverture ce vendredi 6 février de la téléprocédure de candidature pour l’arrachage définitif à 4 000 €/ha (pour un mois, en avance de phase comme le budget 2026 devant être promulgué et l’outil validé par l’Europe), le président de la République défend cette réduction du potentiel de production financé par la Frane à hauteur de 130 millions € : « il faut le faire pour que les autres créent de la valeur. C’est responsable. Si l’on n’arrache dans ces moments-là, qu’est-ce que l’on fait ? On distille à perte, ce qui est terrible pour les vignerons » pose Emmanuel Macron, martelant que « si on ne les aide pas arracher quelques hectares pour valoriser tout le reste de la production, on les met dans une impasse. Par contre, il ne faut pas voir ça comme l’alpha et l’oméga, ça concerne une géographie qui est face à des problématiques très particulières » et pour le reste du vignoble il faut soutenir le développement par l’innovation et la diversification : « je regarde plutôt devant ».



