Des cavistes, des cavistes, des cavistes…” A la question sur le visitorat posée aux exposants de la dernière édition d’Angers Loire dégusT’, qui s’est tenue les 2 et 3 février derniers, la réponse est spontanément la même. ALT qui réunit trois salons : l’historique Salon des vins de Loire, le bio de la Levée de la Loire et le biodynamique Demeter, a aussi accueilli des restaurateurs, des importateurs, essentiellement européens, même si certains ont croisé des Mexicains et des Philippins.
Pour les 900 exposants présents, le salon angevin est un marché traditionnel de cavistes. Et ils étaient en force le lundi, où certains vignerons se sont trouvés “débordés”. Le lendemain a été plus calme. Au final, à l’heure, où nous écrivions ces lignes, la fréquentation n’avait pas été annoncée par les organisateurs, mais elle devrait se situer entre 4 000 et 4 500 visiteurs
“Pour être honnête, la nouvelle formule du salon ne me plaisait pas. Je ne suis pas venu pendant deux ans. (Les stands ont disparu au profit d’une simple table nappée et d’une chaise NDLR). Mais en tant que Ligérien, la présence est incontournable. J’ai revu des cavistes avec qui ne je n’avais pas travaillé depuis ces deux années. On a repris contact et on va sûrement retravailler ensemble. Je participe aussi à Wine Paris, mais sur ce salon, je privilégie mes rendez-vous export. Je n’ai pas vraiment le temps pour échanger pendant 20 ou 30 minutes avec un caviste, ce que je fais ici. Pour moi, faire les deux salons, c’est complémentaire”, analyse Vincent Denis, vigneron au sud de l’Anjou.
S’il a lui aussi échangé avec de nombreux cavistes, Christophe Daviau (Domaine de Bablut en Anjou), était satisfait d’une touche export. “Comme souvent, j’ai vu mes clients, mais aussi des nouveaux à hauteur de 70-30. Et, du côté des étrangers, j’ai pris contact avec un potentiel importateur sur la Belgique. Il a goûté mon vin dans un restaurant à Angers la veille du salon, et il est venu me voir. Ça tombe bien, je n’avais plus personne sur ce pays”.
Ce qu’apprécie Éric Chevalier sur ce salon, c’est sa simplicité. “Angers, c’est un salon bien organisé, simple, facile à faire, on a suffisamment de parking pour les exposants, pas comme à Paris. On arrive avec nos caisses de vins et on est prêt pour deux jours. C’est à taille humaine. On a aussi le plaisir de rencontrer des collègues d’autres régions. On s’est échangé des contacts d’agents avec des Alsaciens”, précise le vigneron nantais.
Car outre les exposants ligériens, 20 % d’amis issus d’autres vignobles sont invités à participer au salon angevin depuis quelques années. Au départ, le sujet avait fait débat, mais il est désormais entré dans les mœurs. Le Champenois Pierre Besserat est exposant depuis deux ans : “C’est un beau salon. On recherche ici de la visibilité sur la partie ouest de la France. On a rencontré des cavistes, de la restauration – c’est ce qu’on recherche particulièrement – et des importateurs italiens et espagnols. C’était plus calme que l’an passé, mais on a bien travaillé quand même”.
Dans le contexte économique tendu pour la filière, beaucoup d’exposants étaient ravis de cette édition. En attendant de confirmer sur d’autres marchés – l’export en particulier – à Wine Paris.



