ésormais doté de son cahier des charges, le vin rouge léger et fruité Bordeaux Claret* apparait sur de premières bouteilles mises en marché. Exposant au salon ALT (Angers Loire dégusT’) en tant qu’invité, le vigneron bordelais Stéphane Defraine a invité ses clients à venir découvrir sa cuvée, avant le lancement de l’appellation à Wine Paris.
« C’est un assemblage 70 % merlot et 30 % malbec. La vendange à la machine s’est déroulée le 8 septembre. Je visais 12 % vol pour avoir des arômes de fruits frais. La macération pelliculaire a duré 4 jours à froid. Tout s’est fait en cuve. Pas de bois. Deux soutirages ont été réalisés, et la mise en bouteilles a eu lieu fin janvier », indique le vigneron du château de Fontenille (46 hectares en bio à La Sauve, Gironde).
Au final, le produit affiche 12,7 degrés en alcool acquis. Il ne reste pas de sucres résiduels. A la dégustation – à servir à 10-12°C, selon le vigneron – la promesse fruitée est tenue.
8,5 €
Vendus 8,50 € TTC aux particuliers, les 10 000 cols de la cuvée se destinent aux cavistes français mais aussi aux marchés britanniques et américain. La propriété exporte 65 % de ses vins.
« C’est un vin qui remet le consommateur au centre des débats. C’est ce qu’on fait en ce moment à Bordeaux. On a trop écouté les intermédiaires et pas assez le client final. C’est fini. Et ce genre de produit correspond à un type de consommateurs. Ça peut être pour eux une première approche avant d’aller vers des choses plus structurées », estime Stéphane Defraine.
* : Qui se prononce "clarette" et à ne pas confondre avec l'AOC Bordeaux clairet.




