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Toutes les nouveautés pour la campagne viticole 2026 en bio, biocontrôle et en conventionnel
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Protection du vignoble
Toutes les nouveautés pour la campagne viticole 2026 en bio, biocontrôle et en conventionnel

En 2026, pour lutter contre le mildiou, l’offre en phosphonates continue de s’élargir et le lysat d’amibe devrait arriver sur le marché. Côté ravageurs, de nouvelles solutions de confusion entrent en piste. 
Par Christelle Stef Le 10 février 2026
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Toutes les nouveautés pour la campagne viticole 2026 en bio, biocontrôle et en conventionnel
Traitement fongicide en face par face - crédit photo : Cédric Faimali/GFA
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ildiou L’offre en phosphonates s’élargit

Ascenza lance Allurion/Sportaris à base de 782,1 g/l de phosphonate de potassium – soit l’équivalent de 510 g/l d’acide phosphoreux – pour lutter contre le mildiou. La firme recommande ce biocontrôle en préventif, soit en pré, soit en postfloraison à la dose de 2 à 2,5 l/ha selon la pression et le produit auquel il est associé. Doté de la phrase Spe8, il est interdit durant la floraison.

Nufarm commercialise Xilivert/Foshield à base de 726 g/l de phosphonate de potassium. Il est homologué à la dose de 4 l/ha.

De Sangosse met, lui, en marché Algisium : une association de phosphonate de potassium (342 g/l) et d’un cocktail d’algues brunes. Selon la firme, grâce à la synergie des phosphonates avec les algues brunes, ce produit de biocontrôle réduit la quantité de phosphonates apportée tout en procurant une bonne efficacité. De Sangosse recommande d’appliquer Algisium en début ou en fin de cycle à la dose de 2,5 l/ha en association avec un partenaire fongicide. « Il est particulièrement intéressant en début de saison grâce à sa très bonne sélectivité en condition fraîche », détaille Johanna Sigel, cheffe marché vigne.

Un Zorvec déjà associé

Pour lutter contre le mildiou de la vigne en conventionnel, Corteva a obtenu l’homologation de Zorvec Vinabel, qui associe dans un même produit 40 g/l de Zorvec (oxathiapiproline) et 300 g/l de zoxamide. « C’est l’une des formulations les plus concentrées en zoxamide du marché », précise Aline Zaborowski, cheffe marché vigne. Ce produit tout-en-un combine deux modes d’action et a une très bonne résistance au lessivage. Il s’applique à la dose de 0,5 l/ha, à raison d’une à deux applications par campagne. Sa persistance d’action est de 14 jours, mais cette durée doit être réduite si la pression est forte, les pluies abondantes et la pousse de la vigne active. Du fait de ses bonnes performances, la firme le recommande en préventif à la fleur, au stade BBCH 57 (grappes bien développées, les fleurs se séparent). En cas d’attaque précoce, il peut également s’utiliser un peu plus tôt, au stade BBCH 53 (grappes visibles).

Un pack pour réduire les IFT

De Sangosse lance le pack Assure System qui se compose de 1 litre d’Assure (200 g/l d’amisulbrom) et de 10 litres de Gagnan (755 g/l de phosphonate de potassium), un autre nom commercial du LBG. Un pack permet de traiter de 3 à 3,33 ha selon la dose appliquée. « Il s’agit d’une solution qui offre une efficacité haut de gamme », assure la firme. Il s’utilise en préventif, en préfloraison, dès six feuilles étalées en T2, T3 ou T4, à raison d’une seule application par saison pour éviter la pression de sélection. La durée d’action du traitement est de 10 à 12 jours selon la pousse et la pression. D’après De Sangosse, l’intérêt de ce pack est d’avoir une solution en conventionnel qui allie trois modes d’action complémentaires. « L’amisulbrom est rapidement absorbé par les feuilles et les inflorescences, puis est relargué en conditions humides, inhibant ainsi la germination des spores », détaille la firme. C’est aussi une matière active qui est peu présente sur le marché, elle est donc, à ce jour, peu ou pas concernée par des résistances. Elle est également très résistante au lessivage. Son association avec le phosphonate de potassium permet de réduire les IFT.

L’extrait de pépin autorisé comme substance de base

La commission européenne a approuvé l’extrait de pépins de raisin comme substance de base. Celui-ci peut donc être utilisé en bio pour lutter contre le mildiou. Le groupe Berkem lance ainsi OPSeed 75 qui en contient. De son côté, Cérience prévoit de lancer en 2027 JDS1. « Nous avons sélectionné le cépage et les zones de production pour avoir l’extrait de pépin le plus efficace possible », assure l’entreprise, qui positionnera ce produit comme une alternative au cuivre. « JDSl est un biofongicide à effet direct qui dégrade les membranes du mildiou et qui bloque le développement du parasite », détaille-t-elle. Sa rémanence est équivalente à celle d’un cuivre. Concrètement, JDS1 s’appliquera en pré ou postfloraison, à la dose recommandée de 0,5 l/ha, en lieu et place du cuivre. Mais avant de le commercialiser, Cerience souhaite mener encore une campagne d’essais avec des viticulteurs référents et des distributeurs pour peaufiner le positionnement.

Mais aussi

Albaugh lance Magma Triple WG à base de 40 g/kg de cymoxanil, 500 g/kg de fosétyl et 250 g/kg de folpel. Une association qui existe déjà sur le marché.

BASF prévoit pour 2026-2027 l’arrivée du projet 657 F qui associera dans un seul et même produit l’amétoctradine et le phosphonate de potassium. La firme a aussi dans les tuyaux le projet 216 F à base de dithianon.

Bayer prévoit pour 2027 le lancement du projet F345 BCS, un produit qui associera 66,6 % de fosétyl-Al et 5 % de zoxamide. Il devrait s’appliquer à la dose de 3 kg/ha. Selon la firme, ce sera l’un des produits les plus concentrés du marché en zoxamide et il sera intéressant en début de programme.

Mildiou et oïdium L’arrivée prochaine du lysat d’amibe

Koppert devrait lancer prochainement Tiagan à base de lysat de cellules d’amibes mis au point par Amoéba pour lutter contre le mildiou et l’oïdium. Ce produit bio et de biocontrôle contient « des métabolites, ayant des propriétés fongicides, qui empêchent le développement du mycélium et la sporulation. Ils vont avoir une toxicité sur les premières formes du pathogène avant sa pénétration dans les feuilles. L’effet est préventif », détaille Damien Facci, directeur agri de Koppert. La firme recommandera en priorité un positionnement en postfloraison à la dose de 1,25 l/ha en association avec du cuivre à dose réduite (150 à 200 g) et avec un volume d’eau de 150 à 250 l pour assurer une bonne couverture car il s’agit d’un produit de contact. Tiagan pourra aussi s’utiliser en préfloraison. Le produit devrait être autorisé à raison de 12 applications par an avec un intervalle de 4 jours entre deux applications. « Son efficacité est moyenne à bonne. C’est un produit sérieux qui, dans le cadre d’une stratégie bien conçue, tient la route. Mais il n’éradique pas le mildiou. » L’AMM a été obtenue pour lutter contre le mildiou et l’oïdium. « Les effets sur le black-rot sont en cours d’évaluation. »

Extension d'usage pour Esseva

Esseva de Corteva, un biocontrôle à base de trois terpènes : eugénol, thymol et géraniol a obtenu une extension d'usage pour lutter contre le mildiou et l'oïdium en plus du botrytis.

Oïdium Arrivée imminente du polysulfure de calcium

Andermatt attend l’AMM du BSC 380, un produit bio et de biocontrôle à base de polysulfure de calcium, « une matière active très polyvalente unique en vigne », assure Ludivine Manoury, cheffe marché. Le produit sera autorisé contre l’oïdium, mais « il a également un effet secondaire sur le mildiou, l’excoriose et le black-rot ». Il agit en préventif mais aussi en curatif avec un effet antisporulant. Sa formulation liquide collante lui permet de bien résister au lessivage. Selon Andermatt, il sera intéressant en début de campagne, aux stades précoces de la vigne, grâce à sa polyvalence et parce que son efficacité reste bonne y compris lorsque les températures sont fraîches, contrairement à certains soufres. Selon Andermatt, du fait de son efficacité secondaire sur le mildiou, il permettra de réduire les doses de cuivre.

Un nouveau soufre

UPL commercialise sous trois noms commerciaux un nouveau soufre sous forme de granulés dispersables (WG) à base de 800 g/kg de soufre : Sulfar, Colpenn Neo et Soufrebe Neo.

Tordeuses et/ou Cryptoblabes  Le retour du chlorantraniliprole

Courant 2025, Coragen de FMC a retrouvé son usage vigne qu’il avait perdu en 2020. À base de 200 g/l de chlorantraniliprole (RynaXypyr), cet insecticide utilisable en conventionnel permet de lutter contre eudémis, cochylis, eulia et cryptoblabes. Il est homologué à la dose de 0,175 l/ha. FMC recommande cette dose contre cochylis et cryptoblabes, mais une dose plus faible – 0,15 l/ha – contre eudémis. Le chlorantraniliprole a une action ovicide, ovo-larvicide et larvicide. Il s’applique du début des pontes jusqu’au stade tête noire et le début des éclosions. Sa persistance d’action est de 21 jours. De même, UPL lance Shenzi 200 SC et Syngenta, Voliam, deux produits similaires. Pour Voliam, Syngenta ne le recommande que sur les tordeuses et pas sur cryptoblabes et précise qu’il n’est pleinement efficace qu’à la dose de 0,175 l/ha. Adama a également obtenu l’homologation de Cosayr, un produit qui contient également 200 g/l de chlorantraniliprole et vise les mêmes cibles, mais qui s’utilise à la dose de 0,18 l/ha. « Nous avons une AMM spécifique. Ce n’est pas un générique », insiste Nathan Gaborieau, chef marché insecticides chez Adama. Tous produits confondus, une seule application de chlorantaniliprole une année sur deux est autorisée.

Une confusion liquide contre eudémis…

Côté bio et biocontrôle, De Sangosse lance Subvert, une solution de confusion liquide pour lutter contre l’eudémis dans laquelle les phéromones sont microencapsulées et qui se pulvérise comme un produit classique. Il s’applique en G2 ou G3. Sa persistance d’action est de 2 semaines à la dose de 65 ml/ha, de 3 semaines à la dose de 75 ml et de 4 semaines à la dose de 110 ml/ha. « Le fait d’avoir plusieurs doses permet de travailler différentes stratégies », explique Johanna Sigel, cheffe de marché. Ainsi, le vigneron peut l’appliquer au début du vol à la dose de 65 ml/ha pour couvrir les deux premières semaines, puis positionner un ovo-larvicide sur le pic de vol. Il peut aussi opter pour une dose plus élevée s’il souhaite couvrir l’ensemble de la génération. Mais attention, comme il s’agit d’un produit de contact, il est lessivable et doit être renouvelé en cas de pluie.

… et sous forme de gel contre crypto

Bayer lance Vynyty Cryptoblabes Press, une solution de confusion dans laquelle les phéromones sont microencapsulées dans un gel polymère biosourcé. Le gel s’applique par spot (500 spots de 2 g/ha) à l’aide d’un pistolet dédié – le Phérojet – directement sur les ceps ou les piquets, sur une surface minimum de 2 ha. L’application s’effectue à partir des premières captures de papillons dans les pièges jusqu’à la génération suivante.

Dans les tuyaux, un aérosol

Toujours pour lutter contre cryptoblabes, CBC Biogard expérimente un diffuseur actif où les phéromones sont contenues dans un aérosol, comme ceux de sa gamme Mister. « Les essais sont prometteurs », indique la firme. Ce diffuseur n’est pas homologué et reste encore en cours de test.

L’agrafe Lobesia Pro Clip évolue

La société M2i a lancé en 2024 l’agrafe Lobesia Pro Clip. Celle-ci permet à la fois de relever les vignes tout en les protégeant contre l’eudémis car elle est imprégnée de phéromones. Cette année, l’entreprise a fait évoluer son produit pour qu’il soit utilisable par un plus grand nombre de vignerons, notamment par ceux qui ne palissent pas. Elle lance ainsi le modèle Lobesia Pro Clip F (F pour fendu), doté d’une encoche supérieure permettant de fixer l’agrafe sur un seul fil, à la manière d’un crochet.

Acariens Plus de flexibilité pour Majestik

L’insecticide bio et de biocontrôle Majestik de Certis Belchim, à base de maltodextrine, est désormais utilisable jusqu’au stade BBCH 89 (baies mûres) pour lutter contre les acariens, l’acariose et l’érinose. De même, il est dorénavant autorisé pour lutter contre les cochenilles sur les vignes en place. Son délai avant récolte est de 3 jours.

Cicadelles vertes et cochenilles : Extension d’AMM pour Naturalis

Naturalis de CBC Biogard est un insecticide-acaricide microbien bio et de biocontrôle à base du champignon entomopathogène Beauveria bassiana souche ATCC 74040. Il agit par contact. Les spores du champignon se fixent sur la cuticule de l’insecte et le parasitent, entraînant sa mort. Déjà homologué sur les acariens et les thrips, Naturalis a obtenu une extension d’usage sur les cicadelles vertes et les cochenilles. Il s’applique entre 1,5 et 2 l/ha selon la cible dès l’apparition des premières cicadelles ou des premières infestations de cochenilles. D’après CBC Biogard, au moins deux applications sont nécessaires pour réduire les populations.

Escargots Élargissement de l’offre en phosphate de fer

Certis Belchim élargit son offre en molluscicides avec l’arrivée de Molluxx qui contient 3 % de phosphate de fer, un produit bio et de biocontrôle. « La formulation est légèrement différente de celle des autres produits de notre gamme, ce qui lui procure une rapidité d’action un peu plus élevée. Le produit est homologué à 7 kg/ha, mais nous recommandons 5 kg en veillant à bien positionner les appâts avant la montée des escargots dans les ceps au printemps. Il peut aussi s’appliquer l’automne, lorsque les escargots redescendent, afin de mieux réguler la génération suivante », explique la firme.

Désherbage

Certis Belchim reprend la commercialisation du pyraflufen solo sous la marque Gozaï, auparavant commercialisé par Philagro sous les marques Guerrier/Sorcier. La firme lance également deux packs : Gozaï Fast, qui comprend du Gozaï et du Foxy SG (sulfate d’ammonium), et Gozaï Max réunissant du Gozaï et du Beloukha (acide pélargonique)

Ascenza revient sur le marché du flazasulfuron avec Matsuda WG/Jocoto WG (250 g/kg de flazasulfuron) : « Nous avions déjà dans notre gamme le Matsuda, également à base de flazasulfuron, mais il avait perdu son usage vigne. Nous avons donc redéposé un dossier et obtenu une nouvelle AMM. » Le hic : il a été autorisé avec la phrase SPe2 « Pour protéger les eaux souterraines, ne pas appliquer ce produit sur les sols dont le pH eau est supérieur à 6 pour l’usage “vigne” », ce qui empêche son utilisation dans un grand nombre de parcelles. Ascenza met tout en œuvre pour lever cette contrainte.

Un répulsif contre les cervidés

Vivagro reprend la commercialisation de Trico, un produit de biocontrôle à base de 64,5 g/l de graisse de mouton. Une fois appliqué sur la vigne, il va avoir un effet répulsif pour tous les cervidés : son goût et son odeur faisant passer l’envie aux chevreuils, cerfs, etc., de venir brouter les jeunes pousses des vignes. Il est sans danger pour l’utilisateur et l’environnement. Il s’applique à la dose de 10 à 15 l/ha dans 50 l d’eau à partir du stade BBCH 13 (3 feuilles étalées) jusqu’au stade BBCH 61 (début de la floraison) avec un intervalle de 28 à 42 jours entre la première et la deuxième application (seules deux sont autorisées sur la vigne). L’application se fait en localisé sur les rangs situés en bordure de bois ou de forêt, lorsque le feuillage est sec (pas de pluies dans les 24 heures précédant et suivant l’application) et que la température est supérieure à 10 °C. Le produit s’emploie seul, avec un délai d’au moins 3 jours après un traitement phytosanitaire. De même, il faudra attendre 5 jours avant de pouvoir retraiter la parcelle avec un autre produit.

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