Ce sont des prix que l’on applique à nos clients depuis un an. Mais ce sont des choses qui ne se disent pas vraiment, par peur de qu’on croit qu’une entreprise va mal. Finalement, on a décidé de les afficher clairement et de ne plus avoir honte de le dire : plus que l’entreprise, c’est tout le marché de l’équipement et de la viticulture qui va mal. », admet Olivier Tordable, inspecteur commercial Egretier pour le secteur Ouest.
Selon lui, cette évolution des prix est permise avant tout sur des changements internes. « Nos fournisseurs ne nous appliquent plus des hausses de +80 % que nous avons connu il y a quelques années sur certains composants, comme les électrovannes. Il est normal que l’on se réadapte en conséquence. On travaille avec des volumes plus faibles, mais avec des productions mieux maîtrisées. » raconte-t-il. Une organisation qui permet aujourd’hui de revoir certains tarifs à la baisse.
Sur la période 2019-2025, Egretier a observé une hausse moyenne de 7 % sur l’ensemble de ses matériels (prix affichés). Pour contrer celle-ci, des baisses ciblées ont été opérées sur des équipements stratégiques. Les packs hydrauliques affichent ainsi un recul d’environ 6 % de leur prix : pour exemple le Copilote, star de la marque est désormais livré toutes options de série, et passe de 26 620 à 25 000 €. Même logique sur le matériel mécanique, avec une baisse plus marquée sur le Mini Sillon, dont le prix recule de près de 12 %.
L’objectif n’est pas de transformer brutalement les volumes, mais de rester présent sur le marché. « L’espoir, ce n’est pas de multiplier les ventes par dix. C’est de continuer à vendre. » Un enjeu majeur pour l’entreprise reconnue pour ses machines techniques… mais dont le a parfois fait tiquer certains. « On est reconnus sur nos décavaillonneuses. On veut simplement sortir de l’idée qu’Egretier serait forcément plus cher. Avec cette opération, pour moins cher, on peut prétendre au top ! » résume le technico-commercial. Un raisonnement guidé par l’adaptation et la durée.




