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Les vins privés de Mercosur avec "un retard de 18 à 20 mois" regrette le négoce : "le temps, c'est de l'argent"
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Les vins privés de Mercosur avec "un retard de 18 à 20 mois" regrette le négoce : "le temps, c'est de l'argent"

Le renvoi de l’analyse juridique de l’accord du Mercosur devant la cour de justice européenne est une douche froide pour le Comité Européen des Entreprises Vins qui s’impatiente d’ouvrir de nouveaux accès privilégiés aux marchés alors que les tensions géopolitiques s’exacerbent.
Par Alexandre Abellan Le 21 janvier 2026
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Les vins privés de Mercosur avec
Au-delà des droits de douane progressivement réduits à zéro, l’accord de libre-échange protège 145 indications géographiques de vins, dont la Champagne. - crédit photo : Alexandre Abellan (manifestation de la CR33 à Bordeaux contre le Mercosur fin 2025)
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ouvelles prolongations pour l’accord de libre-échange en discussion depuis 1995 entre l’Union Européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay, mais pas la Bolivie qui y a adhéré en 2023). Ce mercredi 21 janvier, le parlement européen valide de justesse (par 334 voix pour, 324 voix contre et 11 abstentions) une résolution demandant à la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) un avis juridique sur cet accord de partenariat et l’accord commercial intérimaire lié : « le arlement poursuivra son analyse des textes dans l’attente de l’avis de la Cour. Ce n'est qu'ensuite que le Parlement pourra voter pour approuver (ou non) l'accord » indique un communiqué de Strasbourg.

Un rebondissement salué par le monde agricole français en général et sa ministre de l’Agriculture en particulier. Annie Genevard déclarant sur Linkedin que « tant que la Cour n’a pas rendu sa décision, la ratification de l’accord est suspendue.  Après 25 ans de négociations, rien ne justifie une application en urgence. Ce vote du parlement doit être respecté. » Un nouveau délai qui semble exaspérer le Comité Européen des Entreprises Vins (CEEV). Affichant dans un communiqué sa « déception » sur cette saisine, les négociants estiment qu’« au cours des derniers mois, la Commission européenne a fourni des explications détaillées confirmant la pleine compatibilité de l'accord avec les traités de l'Union Européenne. Dans ce contexte, le CEEV regrette […] un tel renvoi qui entraînera un retard de 18 à 20 mois dans le processus de ratification, créant ainsi une incertitude inutile pour les entreprises. » Qui restent encore pleinement soumises aux droits de douane de 35 % en Argentine et 18 % au Brésil, au Paraguay et en Uruguay. Sachant que le Mercosur impose des droits de douane nuls aux vins du Chili (39 % du marché en valeur) et de l'Argentine (19 %), bénéficiant d’un avantage compétitif décisif.

Potentiel inexploité

Dans ce cadre, le CEEV se dit frontalement « déçu, car le temps, c'est de l'argent. [En 2024], les entreprises viticoles de l'Union Européenne exportant vers les marchés du Mercosur ont dû faire face à plus de 43 millions d'euros de droits de douane » note le négoce, chiffrant à 238 millions € les expéditions européennes vers ces marchés : « soit seulement 1,3 % du total des exportations de vin de l'Union Européenne, ce qui souligne le potentiel inexploité de ce marché ». En somme, le vote des eurodéputés est « une occasion manquée d'avancer rapidement vers la ratification d'un accord dont l'Union européenne et ses entreprises viticoles ont un besoin urgent » dans « une époque où les défis géopolitiques et économiques se multiplient, il est plus important que jamais pour l'Union européenne de sécuriser et de diversifier sans délai ses relations commerciales avec des partenaires de confiance » et répondant à un cadre stabilisé. Ce que ne propose plus le marché américain face aux menaces répétées de Donald Trump...

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Ali Le 21 janvier 2026 à 20:28:31
Ah le mercosur !!! Disons la vérité, il y aura des gagnants et des perdants , les éleveurs se battent pour ne pas perdre, le monde du vin attend avec impatience l'ouverture de ce marché ( notamment le Brésil) ;dans un monde qui change à grande vitesse la France et l'europe a bien du mal face à la concurrence internationale ; normes, administrations trop lourdes , charges élevées , coût du travail , âge moyen etc etc font de notre continent ( et surtout la France) des pays de moins en moins compétitifs, pourtant ( pour rester sur l'agriculture),faute d'en produire nous importont bananes avocats et fruits exotiques en tout genre tout les jours, et nous acceptons la manière dont ces fruits sont faits, aussi mince soit la réglementation du pays d'origine, vrai paradoxe, on emmerde tout les agriculteurs d'Europe avec des tas de normes et nous importons en provenance de pays moins disant, 2 solutions, soit on arrête d'emmerder les producteurs d'Europe soit on emmerde les producteurs étrangers, ( voire les 2 en même temps ) . Total utopie , personne ne se passera de bananes et si je veux consommer de la mangue je le ferai, ou un bon vin argentin ( pour faire sursauter les auditeurs), je le ferai ; en bon libéral que je suis je rappelle que les échanges économiques ont toujours enrichis les gens et les pays , il nous revient de transformer et moderniser notre économie pour faire face aux poids lourds du monde , mais malheureusement nos démocratie , nos élus et nos administrations françaises et européennes ne sont plus à la hauteur, il faut du vrai changement dans tout les secteurs,ça fera très mal ,surtout si nous voulons nous relever, sinon nous mourrons à petit feu
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