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L'Armagnac veut dynamiser son marché pour retrouver des prix rémunérateurs
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Raisons d'y croire
L'Armagnac veut dynamiser son marché pour retrouver des prix rémunérateurs

Confrontés à un marché atone, les producteurs d'Armagnac n'arrivent pas à mieux valoriser leurs eaux-de-vie et constatent aujourd'hui que le prix moyen ne couvre pas les coûts de production. Mais ils ont foi dans un produit qui avec de la sensibilisation trouve ses consommateurs.
Par Elisa Centis Le 20 février 2026
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L'Armagnac veut dynamiser son marché pour retrouver des prix rémunérateurs
Booster la demande et promouvoir l'Armagnac pour retrouver de la rentabilité - crédit photo : Adobe Stock (gimsan)
I

nquiétude au sein de la filière Armagnac. Après une petite embellie des ventes à la sortie du Covid, les marchés ont perdu leur dynamisme, au point d'observer « un décrochage, depuis un an », analyse Benoît Hillion, président du syndicat des négociants d'Armagnac. En cause, principalement, les ventes au grand export. « Aux Etats-Unis, c'est l'effet de la taxe à l'importation de 15% et du taux de change défavorable euro/dollar. D'après ce que m'a dit un importateur, le produit sur l'étal final prend environ 25%. Cela freine la consommation », se désole le directeur de la maison d'Armagnac Dartigalongue.

Quant à la Chine, les taxes pour les importateurs d'eaux de vie sont maintenant « de 34% pour les entreprises classées coopérantes par les autorités et de 39% pour celles considérées non coopérantes », dénonce Gaël Gessler, président du syndicat des producteurs d'Armagnac. En plus de cette double taxation, « depuis juillet 2025, pour certains, il y a un protocole, qui fixe un prix minimum. C'est très contraignant, il y a des demandes de reportings réguliers, avec justificatifs. Et le produit est également plus cher. Cela n'a pas engagé le marché », renchérit Benoît Hillion.

Les prix constatés, mis en regard du rendement, ne couvrent pas le coût de production

Le marché atone se fait nécessairement ressentir sur les prix. S'ils ne baissent pas, ils ne décollent pas non plus, alors que les producteurs en auraient besoin. « Au niveau de l'interprofession on a fait un travail sur les prix de revient. Aujourd'hui les prix constatés, mis en regard du rendement, ne couvrent pas le coût de production », alerte Gaël Gessler, président du syndicat de producteurs d'Armagnacs, dont la zone d'appellation se trouve à cheval entre Gers, Landes et une petite partie du Lot-et-Garonne.

Dans ce contexte, il est devenu parfois nécessaire de diversifier les sources de revenus avec une deuxième activité. « Par exemple, je suis depuis trois mois consultant pour Winepilot, une solution logicielle pour les métiers des Vins et Spiritueux », témoigne Gaël Gessler, qui travaille 5 ha et destine 80% de ses volumes à l'Armagnac. « J'ai pris cette décision au cours de l'été dernier quand j'ai vu que l'année s'annonçait compliquée en termes de rendements. »

Booster la demande

Quelles pistes s'offrent donc aux professionnels pour sortir des difficultés ? Pour Gaël Gessler, la réduction de la surface n'est pas une option. « Elle est déjà faible, on mettrait en péril toute la filière », évalue le président des producteurs qui estime que chaque année 2000 ha en moyenne sont destinés à l'Armagnac et le Floc de Gascogne.

La solution réside plutôt dans la promotion afin de booster la demande et, par ricochet, les prix. « Quand on fait connaître l'Armagnac, il trouve ses consommateurs, mais c'est un travail de longue haleine pour nos petites structures, et on a du mal à le financer », confie le président du syndicat des producteurs qui entend aller chercher du soutien auprès des pouvoirs publics. « On aurait besoin de développer des nouveaux marchés. Pour cela, la France peut mettre à disposition des subventions pour permettre aux vignerons d'être présents sur les salons internationaux. Elle peut aussi faire de l'accompagnement plus logistique à l'étranger pour aider à trouver les partenaires économiques de demain. » Enfin, Gaël Gessler demande moins de contraintes pour être plus compétitifs sur certains marchés. « Nous sommes très fiers de la qualité des vins et des eaux-de-vie qu'on peut proposer car on a des exigences élevées. Mais c'est parfois difficile de valoriser ça à l'export. Et l'image de la France ne suffit plus. Il y a aussi des réalités économiques dans un monde en crise. On doit pouvoir proposer des produits accessibles et donc, pour cela, nous avons besoin de moins de contraintes sur la production. »

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