e projet Parici en bio financé dans le cadre du Parsada (plan d’action stratégique pour l’anticipation du potentiel retrait européen des substances actives) vise à développer des solutions concrètes pour produire sans cuivre. Lancé au printemps 2025, il doit durer cinq ans. Il concerne trois cultures : la pomme de terre, la poire et la vigne. L’originalité : il est basé sur des Living Labs (laboratoires vivants) qui rassemblent des chercheurs, des techniciens, des agriculteurs, des négociants, des élus locaux, des firmes, des distributeurs… qui vont définir et tester ensemble différents itinéraires sans cuivre. Deux de ces Living Labs sont dédiés à la vigne.

Le 16 janvier, l’ITAB qui pilote le projet Parici a organisé un webinaire pour lancer le premier Living Lab dans le Sud-Est. 200 personnes s’y sont inscrites. L’enjeu : comment lutter contre le mildiou et le black-rot en bio sans cuivre dans le contexte méditerranéen tout en maintenant la viabilité économique des exploitations ? « Le territoire est très vaste, les terroirs et les productions variés avec des AOP, des IGP, des vins sans IG, des rouges, des blancs, des rosés, avec un contexte économique difficile », a posé Nicolas Constant, référent viticulture bio à l’IFV qui va coordonner ce Living Lab avec le Grab, bio66, l’Inrae et Sudvinbio. Ce living Lab Sud-Est entrera dans sa phase opérationnelle le 30 janvier prochain à Montpellier lors du Forum des acteurs qui accueillera une cinquantaine de participants. Et sa constitution effective se fera au moment-là.
Un deuxième Living Lab dédié à la viticulture doit se mettre en place en Nouvelle-Aquitaine. Deux autres Living Lab seront dédiés à la pomme de terre et un autre à la poire.




