éunis devant la préfecture départementale à Carcassonne ce 15 janvier, la FDSEA de l’Aude, le Syndicat des Vignerons de l’Aude et les JA de l’Aude ont déposé auprès du préfet un arrêté agricole. « Notifier notre refus de répondre aux enquêtes administratives, interdire les contrôles sur nos exploitations quel que soit l’organisme et réorienter les contrôles vers les intermédiaires qui se gavent », figuraient en mot d’ordre de l’appel lancé conjointement par les trois syndicats pour ce regroupement.
Sous l’intitulé « Arrêté agricole n°01-2026 du 15 janvier 2026 portant sur l’agriculture de l’Aude », et présenté dans une charte graphique similaire à celle des arrêtés officiellement émis par les préfectures, agriculteurs et vignerons de l’Aude déclinent 7 articles indiquant « s’opposer à répondre aux enquêtes administratives » dans le premier d’entre eux. « Vu les arrêtés émis ces derniers temps pour interdire la circulation des tracteurs agricoles, nous avons utilisé ce format en clin d’œil, plutôt bien reçu d’ailleurs par le préfet », indique le président du syndicat des vignerons de l’Aude Damien Onorre.
Dénonçant « les contrôles quotidiens subis pendant que la grande distribution ou les intermédiaires sont beaucoup plus tranquilles », comme l’indique Damien Onorre, les syndicats agricoles et viticoles s’opposent donc « à tout contrôle administratif » et « demandent leur réorientation (douanes, fraudes…) vers la grande distribution et autres intermédiaires ». « Nous ne voulons pas mettre les contrôleurs au chômage, nous demandons simplement à ce qu’ils contrôlent de manière plus équilibrée entre les composantes de la filière », pose Damien Onorre. Opposition également « à la mise en place du dispositif MACF, à la RPD, à la mise en place du registre phytosanitaire numérique », déroule l’arrêté agricole entrant en vigueur « à compter du 15 janvier 12h, pour le rester tant que notre activité agricole ne sera pas reconnue et viable économiquement ».
Soulignant que ces oppositions ne remettent pas en cause les bonnes pratiques agricoles, les syndicats indiquent que « tant que nous continuerons à importer des produits ne répondant pas aux mêmes exigences de productions que les nôtres, tant que notre activité agricole ne sera pas viable économiquement, cet arrêté restera en vigueur ». Citant en exemple les initiatives de contrôle menées par l’ancien préfet du département voisin de l’Hérault François-Xavier Lauch en grande distribution ou le négoce viticole, Damien Onorre et ses homologies des autres syndicats attendent à présent des actes de la part du préfet de l’Aude.



