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Premier ministre

Jean Castex parle assurance récolte et élections autour d'un verre de Cheverny

Jeudi 17 juin 2021 par Ingrid Proust

Le premier ministre a visité devant la presse la maison des vins de Cheverny avec le ministre candidat Marc Fesneau et des élus.
Le premier ministre a visité devant la presse la maison des vins de Cheverny avec le ministre candidat Marc Fesneau et des élus. - crédit photo : Ingrid Proust
Le premier ministre s’est déplacé hier dans le Loir-et-Cher pour évoquer le soutien à la viticulture et au tourisme. Mais aussi, et surtout, appuyer la candidature aux Régionales de son ministre Marc Fesneau. Les vignerons lui ont demandé de réformer rapidement l’assurance récolte.

Un vignoble touché à plus de 50 % par le gel ce printemps (et victime récurrente des aléas climatiques), mais dynamique en matière d’œnotourisme (avec ses deux maisons des vins connectées et sa fête des vendanges à succès) : Cheverny était le cadre idéal pour le déplacement du premier ministre Jean Castex ce 17 juin, pour une soirée sur le thème du soutien à la viticulture et au tourisme. Mais le chef du gouvernement était aussi là pour appuyer, sans ambages, la candidature aux Régionales de son ministre loir-et-chérien Marc Fesneau, chargé des relations avec le Parlement. Une visite boudée de fait par de nombreux vignerons, dont celui du domaine de Montcy, près duquel s’est déroulée la réunion publique animée par les deux membres du gouvernement.

Aux côtés de Michel Gendrier, à la tête de l’Organisme de Défense et Gestion de l'AOC Cheverny, François Cazin, le président de la Fédération des associations viticoles du Loir-et-Cher (FAV 41), n’a toutefois pas manqué d’aborder avec le premier ministre la réforme de l’assurance récolte. Le vigneron de Cheverny s’est fait le porte-parole de la  Confédération Nationale des producteurs de vins AOC (Cnaoc) : « Vous nous avez promis une réforme sur l’assurance récolte en 2022. Il semble que ce soit plutôt en 2023. Mais certaines règles doivent changer dès à présent pour éviter que les vignerons ne désertent l’assurance récolte existante. La résilience des entreprises qui ont intégré l’assurance récolte dans leur gestion sera remise en cause ».

"La solidarité nationale doit s'exprimer"

« Nous préparons une réforme très forte de l’assurance récolte, a répondu Jean Castex. Les sinistres sont trop fréquents. La solidarité nationale doit s’exprimer, via le second pilier de la PAC. J’espère que nous aurons trouvé des solutions en 2022 ».

La Cnaoc, et la FAV 41, proposent la possibilité pour le vigneron de compléter la base assurable avec une subvention de 45 %, d’abaisser le seuil et le niveau de franchise à 20 % tout en augmentant la part subventionnée à 70 %, et de conditionner l’accès aux aides publiques à la souscription d’une assurance. « La décision d’autoriser l’accès exceptionnel des vignerons non-assurés aux fonds des calamités agricoles pour des pertes de récolte ne saurait être une bonne idée qu’à la condition qu’il existe un avantage substantiel pour le vigneron assuré », souligne par ailleurs un communiqué de la Cnaoc.

"La France a besoin d’une viticulture performante"

« Il faut éviter que l’assurance récolte coûte trop à l’Etat, a déclaré le premier ministre. Il s’agit aussi de rendre l’agriculture plus résiliente face aux aléas climatiques, avec une meilleure anticipation, grâce à la recherche et à d’autres modes de culture ». Jean Castex a aussi rappelé « les mesures d’aides exceptionnelles face à ce gel exceptionnel et le Plan de relance, accessible aux vignerons. La France a besoin d’une viticulture performante. »

 

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