Var

Viticulteurs et agriculteurs rémunérés pour préserver l’environnement

Lundi 22 février 2021 par Marion Bazireau
Article mis à jour le 23/02/2021 15:12:38

La rémunération porte sur les structures paysagères, dans la limite de 450€/ha/an, et sur les pratiques agricoles, avec un plafond à 600€/ha/an.
La rémunération porte sur les structures paysagères, dans la limite de 450€/ha/an, et sur les pratiques agricoles, avec un plafond à 600€/ha/an. - crédit photo : Vignerons de la Sainte-Baume
Le Parc de la Sainte-Baume expérimente le dispositif de « paiements pour services environnementaux » en rémunérant à l'hectare les pratiques agricoles respectueuses de la qualité de l’eau et de la biodiversité. L’opération démarre maintenant pour se terminer en 2026.

En Provence, le Parc de la Sainte-Baume a été retenu par l’Agence de l’eau pour expérimenter le nouveau dispositif de Paiements pour Services Environnementaux (PSE).

Dès cette année, et pendant cinq ans, il va rémunérer les exploitants préservant la qualité des ressources en eau et la biodiversité.

"Instruction des dossiers avant fin mai "

Toutes les exploitations en cultures végétales ou polyculture-élevage situées dans les plaines de Cuges-Les-Pins, du Caramy, de l’Issole, du Sud Sainte-Baume, et dans la vallée du Gapeau peuvent participer, à condition de ne pas déjà être engagées sur des Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC) ou des aides à la conversion ou au maintien à l’agriculture biologique.

L'instruction des dossiers démarrera en mars pour prendre fin en mai 2021. Les volontaires doivent donc rapidement contacter le Parc ou le service Viticulture Environnement de la Chambre d’Agriculture du Var pour réalisation d’un diagnostic d’évaluation de la situation initiale de leur exploitation et des évolutions envisagées d’ici 2026. Ils en ressortiront avec une idée de la rémunération qu’ils peuvent espérer chaque année, et pourront signer un contrat en début d'été.

Jusqu’à 1 050 €/ha/an

La rémunération porte sur les structures paysagères, dans la limite de 450 €/ha/an, et sur les pratiques agricoles, avec un plafond à 600 €/ha/an.

Dans le premier cas, l’agriculteur est payé pour maintenir ou mettre en place des haies, des arbres, ou des mares. Le second volet comprend différents indicateurs tels que le pourcentage d’enherbement, la quantité d’azote minéral, l’IFT herbicide ou la consommation d’eau par hectare. Ces indicateurs sont notés de 0 à 10 et réévalués chaque année pendant toute la durée du programme.

Le montant d’aide calculé à l’hectare à partir des notes obtenues est ensuite multiplié par la surface totale de l’exploitation pour définir le montant annuel du paiement.

D’autres informations sont disponibles sur le site du Parc de la Sainte-Baume

 

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