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Réseaux sociaux

Les châteaux bordelais à la conquête d'Instagram

Vendredi 20 novembre 2020 par Alexandre Abellan

Benjamin Sonet annonce 45 clients dans les grands crus de Bordeaux et les maisons de Bourgogne et de Champagne.
Benjamin Sonet annonce 45 clients dans les grands crus de Bordeaux et les maisons de Bourgogne et de Champagne. - crédit photo : MyBalthazar
L’agence d’aide à la communication sur internet MyBalthazar chiffre les tendances de digitalisation dans le vignoble de Bordeaux, qui devient incontournable pour atteindre les nouvelles générations de consommateurs.

« Instagram et Youtube sont aujourd’hui les vrais enjeux clés pour les domaines bordelais. Instragram plus que Youtube, parce que les domaines partent de très bas. Sur Instagram il y a une progression significative » indique Benjamin Sonet, le président fondateur de la start-up de conseil Mybalthazar, ce 17 novembre, lors de la dix-huitième édition en ligne des Vinitiques. L’expert s’appuie sur les derniers chiffres de son étude des 100 châteaux bordelais les plus présents sur internet. Il y a trois, ils étaient 33 % à être présents sur la plateforme Instagram, désormais ils sont 76 %.

D’après l’étude en ligne, les 100 châteaux sondés affichent sur Facebook 7 840 abonnés en moyenne (+8 % sur un an), sur Instagram 5 370 abonnés (+44 %), 1 694 abonnés sur Twitter (+1 %) et 25 abonnés sur Youtube (+34 %). Des performances assez éloignées des 50 maisons champenoises les plus actives sur les réseaux (en moyenne 74 000 abonnés Facebook, 37 500 abonnés Instagram, 616 abonnés Twitter et 233 abonnés Youtube) et des 50 wineries américaines leaders en la matière (16 260 abonnés Facebook, 11 900 abonnés Instagram, 2 500  abonnés Twitter et 1 147 abonnés Youtube).

"Être visible sur internet"

« Ce décalage sur le nombre d’abonnés [s’explique] par la prise en compte plus tardive des réseaux sociaux à Bordeaux (comme dans le reste de la France » note Benjamin Sonet. Pour l’analyste, « être visible sur internet est de plus en plus stratégique » afin de créer des points de contacts privilégiés avec les générations Y (20 à 40 ans) et Z (moins de 20 ans). Si ces derniers sont 100 % digitalisés, les 20-40 ans font également du numérique un point d’entrée privilégié, devant les magasins.

Comme l’indique une diapositive de Benjamin Sonet, « votre marque n’est pas ce que vous en dîtes, mais ce que Google et les réseaux sociaux en disent ». Afin de porter son offre sur les moteurs de recherche et les réseaux, Benjamin Sonet rappelle que « le contenu c’est la base. Si ce que l’on raconte n’est pas intéressant, ça va être compliqué d’émerger et d’intéresser les utilisateurs. Mauvaise nouvelle, mais pas une surprise, si on ne dépense pas argent sur le digital on n’est pas visible. Il faut réussir à optimiser ses actions pour améliorer sa présence » souligne l’expert.

Linkedin

Benjamin Sonet note qu’actuellement le réseau professionnel Linkedin émerge pour les opérateurs de la filière. Qu’il s’agisse pour les grands crus d’avoir accès à une clientèle CSP+ ou pour le vignoble de visualiser ses influenceurs.

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