Résidus CMR

Les antiphytos s’attaquent maintenant aux vins labélisés HVE

Mercredi 16 septembre 2020 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 21/09/2020 09:23:29

« Avec un peu de marketing, HVE permet de faire croire à un verdissement et à un changement des pratiques, alors qu’il y a toujours une utilisation de perturbateurs endocriniens » dénonce Valérie Murat.
« Avec un peu de marketing, HVE permet de faire croire à un verdissement et à un changement des pratiques, alors qu’il y a toujours une utilisation de perturbateurs endocriniens » dénonce Valérie Murat. - crédit photo : Alexandre Abellan (archives 2019)
Dénonçant un manque d’engagements environnementaux, l’association bordelaise Alerte aux Toxiques publie les analyses de traces de pesticides dans 22 cuvées certifiées Haute Valeur Environnementale liées à des figures du vignoble. Notant que leurs cuvées sont dans les clous réglementaires, ces vignerons réfutent les critiques de ces militants.

« Les effets d’annonce d’une pratique plus vertueuse comme la certification HVE, "Haute Valeur Environnementale" sont un leurre puisqu'elle n’interdit pas les pesticides de synthèse » pose le dernier communiqué de l’association bordelaise Alerte aux Toxiques*. Mettant en ligne les analyses de résidus de pesticides de 22 cuvées certifiées HVE, le collectif dénonce « 22 bouteilles contiennent perturbateurs endocriniens, 11 au moins un CMR, 9 au moins un SDHI, 4 un neurotoxique, 4 des substances dangereuses pour le fœtus… » égrène Valérie Murat, la porte-parole de l’association bordelaise, qui s’appuie sur un financement participatif de 5 000 euros pour la réalisation de ces analyses (dont la grille de lecture est contestée par le laboratoire qui les a réalisées, voir encadré).

Avec 19 vins de Bordeaux, 2 champagnes et 1 Languedoc, Valérie Murat reconnaît ne pas avoir choisi au hasard ses cibles., « il s’agit principalement de propriétés labellisées HVE et de propriétaires ayant fait des annonces de virages écologiques (pour la majorité à des postes de représentants du vignoble). » On trouve ainsi les propriétés de représentants et membres de la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA), des Jeunes Agriculteurs (JA), de syndicats viticoles, de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux (FGVB), du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux (CIVB)… « Cette association clame protéger le vignoble, mais elle ne cherche qu’à lui nuire. Ces 22 vins respectent la réglementation et il n'y a pas de scandale derrière. Ils n’ont rien à se reprocher. Le reste n’est que de la diffamation » indique un propriétaire ne souhaitant pas voir le nom de son domaine associé à ce qu'il considère être un coup de communication.

"Produits de synthèse"

Assumant sa volonté de faire l'actualité en cette période de vendanges et de foires aux vins, Valérie Murat explique alerter le grand public sur des réalités qu'il ne maîtrise pas. « Le danger pour le consommateur, qui est peu informé et averti, c’est de croire que la HVE est équivalente au bio, alors qu’il n’y a aucune garantie sur les produits de synthèse. Quand on voit l’image du label HVE et les phrases de risques des pesticides de synthèse que l’on retrouve, on ne peut pas se comparer aux traitements bio et biodynamie » martèle Valérie Murat. Reconnaissant que faute de Limite Maximale de Résidus (LMR) pour les vins il n’est pas possible de relier la présence de ces résidus à une dangerosité, la militante antiphytos répond par « la question de l’exposition de ceux qui ont pulvérisé, des ouvriers dans les vignes, des riverains, des gosses dans les écoles… » Dénonçant des effets d’annonces marketing, Valérie Murat milite pour les certifications bio et biodynamie, qui garantissent l’exclusion des phytos de synthèse.

Dans le vignoble, les réactions que Vitisphere a pu recueillir en cette période de vendanges désamorcent les conclusions d'Alerte aux toxiques. « J’ai regardé les analyses de mon vin rosé et ça prouve deux choses : je n’utilise que des produits homologués et dans des bonnes conditions (avec des résidus inférieurs de 100 à 5 000 fois par rapport aux LMR du raisin de cuve) » estime Jean-Samuel Eynard, le président de la FDSEA, exploitant le château Genibon Blanchereau en Côtes de Bourg. S’attendant à être ciblé, le vigneron estime que ces analyses ne portent « aucun discrédit au label HVE. Leur cheval de bataille c’est halte aux CMR. Je suis d’accord, mais en commençant par ceux qui sont les plus exposés dans la société : le tabac, l’alcool, le super sans plomb, la viande rouge, le sel… La liste peut être longue ! »

Respect réglementaire

« Il faut arrêter d’être hypocrite et ne cibler que la viticulture. Il ne faut pas nous faire porter un chapeau plus grand que nos responsabilités » lance Jean-Samuel Eynard, pour qui c'est à l'Union Européenne d'interdire les pesticides actuellement autorisés s'ils sont dangereux.

 

* : Fondée en 2016, l’association se donne comme objectifs d’« informer et sensibiliser aux dangers liés à l’utilisation de pesticides de synthèse dans la viticulture ».

Communiqué de presse des laboratoires Dubernet du 17 septembre :

L’association « alerte aux toxiques » a communiqué le 15 septembre 2020 sur des analyses de résidus phytosanitaires dans des vins certifiés HVE.

Les laboratoires Dubernet, laboratoire indépendant et professionnel de l’analyse des vins, fournissent des analyses et conseils aux différents acteurs de la filière. L’association « alerte aux toxiques » a ainsi fait appel à une prestation d’analyse dans notre laboratoire. Comme c’est la règle, les données produites appartiennent à « alerte aux toxiques », qui en est la seule dépositaire.

Dans ce contexte, les Laboratoires Dubernet ne sauraient être associés ni aux contenus ni aux conclusions de cette communication. Ils ne sauraient fournir de près ni de loin une quelconque caution scientifique à la démarche de l’association « alerte aux toxiques » , dont il conteste les termes. Nous souhaitons rappeler que l’interprétation d’une analyse de résidus phytosanitaires nécessite une importante expertise à la fois sur la connaissance des molécules ciblées, et du vin en lui-même.

Les concentrations doivent être comparées aux Limites Maximales de Résidus ‘raisin de cuve’ (LMR), qui contrairement à ce qui est écrit, sont applicables aux vins. Les auteurs ignorent probablement que les LMR ne sont règlementairement définies que pour les matières premières agricoles, dont le vin ne fait pas partie. Les LMR sont définies selon des procédures extrêmement longues et rigoureuses par les instances nationales et européennes sur la base de données environnementales et toxicologiques précises. Dénoncer un vin qui contient des teneurs inférieures à la LMR du raisin de cuve et donc se trouve en situation de parfaite légalité, relève de procédés difficiles à défendre. Ce que nous savons et avons publié aux Laboratoires Dubernet (disponible sur www.dubernet.com), c’est que les teneurs en résidus dans les vins, quand nous en trouvons, sont très faibles, toujours très en dessous des LMR (en moyenne de
l’ordre de 0 à 3 % de ce seuil selon les molécules). La situation des vins en France est donc très loin de poser des problèmes vis-à-vis des limites légales. Nous savons aussi qu’en raison des progrès permanents des outils d’analyse, des teneurs autrefois non détectées le sont devenues, alors qu’elles se situent à des seuils infinitésimaux. À quel moment doit-on s’abstenir d’interpréter un résultat analytique relevant de concentrations tellement faibles qu’elles ne signifient plus rien ? C’est ce type de questions que les experts se posent actuellement. Il est donc recommandé la plus grande prudence concernant toute interprétation hâtive des teneurs très faibles, que peuvent porter les analyses de résidus.

On ne peut pas parler de toxicité sans approche quantitative, ni parler des critères de toxicité sans mettre en perspective la signification des informations que cela comporte. Le cuivre par exemple, composé « naturel », porte une toxicité H302 (nocif en cas d’ingestion), H319 (provoque une sévère irritation des yeux), H315 (provoque une irritation cutanée, et H410 (très toxique pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme). Malgré ces termes très anxiogènes, cela reste pourtant du cuivre, composé largement utilisé à bon escient, y compris en agriculture biologique.

La culture de la vigne, comme toute culture agricole, doit se défendre de ravageurs redoutables : mildiou, oïdium, eudémis, botrytis, etc… et ce quel que soit le mode de production : conventionnel, bio, HVE. Le projet du bio, défini dans les années 70 vise à se départir de la chimie de synthèse. Nombreux sont ceux qui ont compris que ce logiciel dans son acception stricte, et telle que définie par la réglementation européenne, ne peut porter à lui seul toutes les réponses aux enjeux environnementaux majeurs de notre époque. Le HVE, issu des travaux du Grenelle de l’environnement, offre un arsenal nouveau de mesures environnementales, parmi lesquelles une traçabilité absolue, le nombre et l’efficacité des traitements, l’accent sur la biodiversité de l’environnement immédiat des parcelles de vigne, sur la vie du sol (qui est un enjeu supérieur pour l’environnement souvent trop négligé), etc....

Opposer bio et HVE relève ainsi d’une construction artificielle et hélas contreproductive pour les progrès de l’agro-écologie et l’environnement. C’est inutile. On peut enfin souligner que certains des vins cités dans cette communication sont issus de millésimes plutôt anciens, quand les domaines et château cités n’étaient pas forcément encore certifiés HVE… Former une critique de HVE à partir d’analyses réalisées sur des vins non HVE semble être une méthodologie très contestable.

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jules Le 22 septembre 2020 à 09:14:33
Une question bête : Pourquoi les vins AB ne sont-t-ils pas certifiés HVE? Je trouve que les consommateurs devrait se poser la question. Il n'y a pas de CMR en AB ?
JPB Le 20 septembre 2020 à 20:23:11
HVE un compromis : choisir les produits phytosanitaires nécessaires à la protection du vignoble qui respectent au mieux le consommateur, l'environnement en protégeant l'applicateur. Mais aussi en limitant les interventions des tracteurs pour obtenir le meilleur bilan carbone. C'est là le seul et unique challenge du monde viticole et agricole. Vouloir opposer la culture biologique à la culture conventionnelles est un mauvais débat. Chacune offre des avantages et des inconvénients. Vouloir améliorer a du sens, vouloir détruire n'a pas de sens. La viticulture est aujourd'hui au bord du gouffre. Demain si cette se poursuit ce sera la faillite pour de nombreux viticulteurs, du chômage pour les salariés, la disparition du tissu économique rural déjà en grande difficulté. Est-ce dont cela que l'on souhaite à notre viticulture ? Pour être en contact avec de nombreux viticulteurs du Bordelais, véritable cible des anti pesticides; je souhaite alerter sur les conséquences d'un tel acharnement, l'impact social est dramatique dans le milieu agri viticole; si de tels agissements se poursuivent les prescripteurs se rendront responsables de gestes irréparables.
Valérie Murat Le 20 septembre 2020 à 11:45:13
En réponse à Baptiste :une copie d'écran a été réalisé et adressée à mon avocat avec votre adresse IP. Il devrait bien s'amuser en effet. Concernant les phrases de risques que vous citez à propos du cuivre, j'ai écris ceci à l'attention des partisan.es de l agrochimie qui véhiculent les inepties éculées des firmes de l industrie chimique sur le cuivre visant à décrédibiliser les vignerons en bio et en biodynamie et qui voudraient me faire perdre mon temps https://alerteauxtoxiques.com/2019/01/14/cuivre-en-viticulture/?fbclid=IwAR1OQhNYy8Cz7wfqVL1AZKe5eCJVI7NR2Mm9JmeEiaUczQQuxUN9rxhSvMM pour finir si vous aviez pris la peine de lire mon dossier dans son intégralité, vous auriez vu les différentes bases de données avec les quelles je travaille pour les phrases de risques.Acta, le catalogue des pesticides sur le marché, https://www.editions-arvalis.fr/index-phytosanitaire-acta-@/view-497-arveditions.html E-Phy, base de données phyto de l’Anses https://ephy.anses.fr/ Efsa, base de données phyto européenne https://ec.europa.eu/food/plant/pesticides/eu-pesticidesdatabase/public/?event=activesubstance.selection&language=EN Base de données PE-EU https://ec.europa.eu/health/sites/health/files/endocrine_disruptors/docs/2016_impact_assessment_study_en.pdf
Valérie Murat Le 20 septembre 2020 à 11:36:38
Monsieur Esnard, Encore heureux que vous n'utilisez que des produits autorisés ! Vous voudriez que l'on vous félicite parce que vous respectez la loi ? Vous respectez "les bonnes conditions d'applications d'applications" pour vous ! Qu'en est il de l'exposition de vos ouvrier.e.s des riverain.e.s dont des enfants qui vivent et se trouvent près de vos parcelles ? 5 Substances actives détectées dans votre vin, dont 4 perturbateurs endocriniens ! c'est une exposition subie et imposée chaque année d'avril à septembre, rien à voir avec votre comparaison avec le tabac et l'alcool en tant que CMR, fumer et boire sont des actes d'adultes informés et responsables.
DARIUS Le 20 septembre 2020 à 10:12:44
il y a un grand principe en droit français et dans les droits de tous les pays j'imagine: c'est l'égalité de tous devant la loi. Lors du processus de certification des vins bios l'analyse de contrôle est de 0.01mg/l parce que précisément comme le dit le laboratoire Dubernet, en dessous de cette limite on ne peut pas affirmer que le produit ne vient pas de l'extérieur: vent voisinage etc. Or les limites d'analyses d'alerte aux pesticides ont été 10 fois plus basses. D'où évidemment les commentaires de Dubernet. Bref il doit y avoir la même limite pour tous. Ne pas accepter cela c'est faire preuve d'un militantisme exagéré.
DANY34 Le 19 septembre 2020 à 14:53:31
il est triste de constater que certains s'acharne à détruire la bonne volonté de la profession dans les engagement que prend celle-ci pour la diminution des pesticides en général. Ces mêmes personnes ferait mieux de s'inquiéter de toutes les produits NOCIFS ET INTERDIT EN FRANCE QUE L'ON NOUS LAISSE MANGER avec les produits importés. Ils veulent d'une part détruire la profession et faute de quoi le faire par l'intermédiaire des produits importés. Des ASSASSINS, DE VRAIS COLLABOS POUR DETRUIRE LA FRANCE DANS CE QUELLE A DE PLUS NOBLE.
Alain Le 18 septembre 2020 à 17:13:24
@ Pagel : Vous auriez probablement préféré qu'un laboratoire sans connaissance de la filière et/ou étranger effectue les analyses (comme cela a été le cas pour les analyses glyphosate dans les urines récemment) et que personne ne soit en mesure de communiquer sur la réalité des résultats obtenus ? Ne serait-ce pas votre réaction qui est naïve ?
Vincent Le 18 septembre 2020 à 17:03:39
Les LMR sont effectivement définies sur raisins de cuve et sont applicable pour le vin avec un taux de transfert de 1 en l'absence de taux défini molécule par molécule. Les LMR raisins sont donc bel et bien applicables sur vin ! Si vous regardez de près les teneurs retrouvées sur les vins actuels et celles qui étaient retrouvées il y a 10 ou 15 ans, vous constaterez que les teneurs ont été bien souvent réduites d'un facteur 5 à 10. L'évolution des techniques d'analyses permet de voir aujourd'hui ce qui était invisible il y a 10 ans, en cherchant, on trouvera toujours des résidus de pesticides qu'on les cherche dans les vins, le sol ou l'air !
Confédération Paysanne de Gironde Le 18 septembre 2020 à 14:45:01
La Haute Valeur Environnementale : une supercherie éventée Voilà des mois et des mois que toutes les sommités diverses du monde viticole essaient de nous vendre le "nouveau" label HVE, qui devait devenir la norme, rassurer les consommateurs et relancer le commerce. Il aura donc suffi de la première série d’analyses de résidus venue sur des vins HVE, pour réduire à néant cette intox et ce nuage de fumée verte ! Les 28 molécules retrouvées sont les marqueurs indélébiles de pratiques à peine modifiées. Il a bien fallu des épandages massifs dans l'air pour retrouver tout ça dans le vin, après fermentations, soutirages, etc... Les dépenses de communication, avec leurs lots de trophées « environnementaux » distribués à tout-va, n’y changeront rien.. On nous dit que 70 % des viticulteurs se passent de CMR (cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques). Les 22 échantillons ont donc dû être choisis dans les 30 % restants, où figurent des responsables éminents ? Voilà donc cette supercherie éventée. Comment imaginer que de tels artifices puissent améliorer l’image de Bordeaux ? Est-ce avec ça qu’on compte sortir du naufrage commercial ? Ce pseudo-label est surtout générateur de paperasses supplémentaires et d’aucune plus value. C’est d’autant plus désolant de voir ses partisans réclamer un crédit d’impôt. A l’heure de la disette budgétaire généralisée, n’y a-t-il pas de meilleures utilisations pour l’argent public ? Il faudra autre chose pour rehausser l’image du vin et de notre métier. Seule la viticulture bio, qui s’appuie sur des critères clairs et génère la confiance des consommateurs, surnage dans ce marasme commercial. Sortie des cartons en 2002 par la FNSEA , l'Agriculture Raisonnée a été abandonnée en 2013 pour laisser la place à la HVE. La première n'avait convaincu personne, gageons que sa version remasterisée n'aura pas plus d'avenir, au vu de ces premiers résultats d'analyses.
craoux Le 18 septembre 2020 à 14:20:55
Ces querelles ne sont pas bien passionnantes. Le vrai problème est qu'il y a évidemment une mystification du consommateur par la valorisation très confusante de ce qu'est la certification HVE. Placée bien en vue dans le champ visuel de l'acheteur, cette simple pastille adhésive "HVE" est comme une promesse d'un vin "clean" ( ... "haute valeur environnementale" ... pensez-donc !) et donc exempt de tous résidus de pesticides ... Il ne peut pas être reproché au consommateur de ne pas se tenir informé en temps réel du SENS ou de la SIGNIFICATION de tel ou tel logo. Le charge de la preuve qu'un produit est SAIN devrait - sans avoir à en débattre - revenir à celui qui le produit. Or là, au cas particulier de ce bidule " HVE ", on permet au producteur de vanter des pratiques qui ne sont aucunement en lien direct avec la qualité SANITAIRE de sa production. Qu'un producteur entretienne ses haies, favorise la biodiversité et j'en passe, c'est bien, voire normal (non ?) mais avoir obtenu de pouvoir valoriser ça par un label à la perception confusante, n'est-ce pas avoir déplacé le curseur de la sincérité d'une démarche vers autre chose de franchement plus douteux, mercantile - surtout que les pesticides peuvent être utilisés sur ces exploitations ?
Dominique Le 18 septembre 2020 à 10:28:08
Les laboratoires Dubernet ne peuvent pas trop charger leur clientèle essentielle. On ne peut pas mordre la main qui nous nourrit. C'est humain et aussi, disons le, commercial. Dubernet s'est déjà laissé aller par le passé en parlant de LMR sur raisins comme s'il s'agissait de LMR sur vins ( qui n'existe pas ). Donc, son avis n'est pas le plus pertinent et crédible. Il n'en reste pas moins qu'il existe un bruit de fond "pesticides". Il faut bien qu'il s'en balance un paquet pour qu'il y ait bruit de fond. Et quand on interroge pour savoir qui en balance, c'est personne. 70% des vitis n'utilisent plus de CMR nous dit la Chambre d'agriculture. Alors d'où viennent les résultats des enquêtes ATMO ? Mystère en Bordelais ( et ailleurs ).
Dominique Le 18 septembre 2020 à 08:51:52
Les laboratoires Dubernet ne peuvent pas trop charger leur clientèle essentielle. On ne peut pas mordre la main qui nous nourrit. C'est humain et aussi, disons le, commercial. Dubernet s'est déjà laissé aller par le passé en parlant de LMR sur raisins comme s'il s'agissait de LMR sur vins ( qui n'existe pas ). Donc, son avis n'est pas le plus pertinent et crédible. Il n'en reste pas moins qu'il existe un bruit de fond "pesticides". Il faut bien qu'il s'en balance un paquet pour qu'il y ait bruit de fond. Et quand on interroge pour savoir qui en balance, c'est personne. 70% des vitis n'utilisent plus de CMR nous dit la Chambre d'agriculture. Alors d'où viennent les résultats des enquêtes ATMO ? Mystère en Bordelais ( et ailleurs ).
Pagel Le 17 septembre 2020 à 20:02:22
Dubernet s'est encore fait "berner" soit il est trop naïf, soit il aime trop les sous. Ce n'est pas la première fois. Il est en train de couper la branche où il est assis.
Baptiste Le 17 septembre 2020 à 15:21:37
L'association Alerte aux toxiques, se réfère au classement toxicologique de la Substance active et non à celui du produit phytosanitaire formulé. Je prend un exemple au hasard : Bouillies Bordelaise : H318 provoque des lésions oculaires graves, H410 très toxique pour les organismes aquatique, entraîne des effets néfaste à long terme (source : étiquette produit) Sulfate de Cuivre : Danger! Selon la classification fournie par l'entreprises à l'ECHA (Agence Européenne des produits chimiques). la substance est très toxique pour la vie aquatique, avec des effets à long terme, peut provoquer le cancer, peut nuire à la fertilité ou à l'enfant à naître, est nocif si avalé, provoque des lésions oculaires graves, peut porter dommages aux organes par suite d'exposition prolongée ou répétée. l'exposition, provoque une irritation cutanée et peut entraîner une réaction allergique cutanée. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres du caractère approximatif voir diffamatoire des commentaires écrit par Alerte aux pesticides sur les résultats d'analyses. un bon avocats devrait pouvoir s'amuser.
La rédaction Le 17 septembre 2020 à 08:33:16
Bonjour Laurent, N'ayant pu être joints pour cet article, les laboratoires DUBERNET ont pu partager leurs analyses ensuite, à retrouver ici : https://www.vitisphere.com/actualite-92411-grille-quantification-phytos.htm L'intégralité de leur message envoyé à l'association HVE Développement se trouve dans l'encadré du présent article. Bonne journée
Laurent Le 16 septembre 2020 à 22:58:57
Le plus simple, c'est d'appeler le Laboratoire Dubernet, au coeur de cette polémique. C'est ce que j'ai fait: En réponse, ce mail : "Le Laboratoire Dubernet constate que ce qui est relayé dans la presse ne correspond pas du tout aux conclusions et aux commentaires présents sur chacun des rapports d'analyse transmis à l'association « Alerte aux Toxiques »". Pour les amateurs de vérité, le mieux est de chercher l'info à la source : Laboratoire Dubernet Vincent BOUAZZA Responsable Chimie Fine
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