Jeunes diplômés

Une œnologue gagne (légèrement) plus qu’un œnologue

Vendredi 14 août 2020 par Alexandre Abellan

Une œnologue gagne (légèrement) plus qu’un œnologue
- crédit photo : Œnolab (archives)
Le point en infographies sur les tendances à l’embauche pour les jeunes diplômés suivis par l’Union des Œnologues de France.

Créant un observatoire de professionnalisation, l’Union des Œnologues de France présente les résultats de sa dernière enquête sur l’insertion professionnelle de ses jeunes diplômés. Soit les six dernières promotions en date, 2014 à 2019, dont 424 membres ont répondu aux questions de l’UŒF (voir infographie ci-dessous).

Témoignant d’une formation paritaire (50,5 % de femmes et 49,5 % d’hommes), ce sondage fixe le salaire annuel moyen d’un jeune œnologue à 33 236 € brut. Soit une hausse de 4 % par rapport à 2016 et la précédente étude. L’UŒF relève que le salaire moyen d’une jeune œnologue est désormais supérieur de 2 % à celui d’un jeune œnologue (respectivement 33 934 et 33 569 €). Si la différence est assez symbolique, il s’agit d’une première, le sondage de 2016 rapportant à l’époque l'exact inverse, avec des différences de +14 à +26 % en faveur des œnologues masculins (selon l’expérience des diplômés).

Salaire inférieur à la moyenne des bac+5

Si le diplôme d’œnologue valorise équitablement les sexes, ce salaire moyen reste inférieur au revenu français d’un bac+5 (40 474 €) et d’un ingénieur agronome (34 813 €). Dans le détail des sondés, les salaires annuels bruts annuels des jeunes œnologues vont de 27 100 €/an pour un vigneron en exploitation familiale à 47 500 € pour un responsable commercial. Ce qui est inférieur aux salaires moyens nationaux pour l’ensemble des œnologues : 55 000 € pour un responsable de production et 60 000 € pour un directeur commercial.

Parmi les autres résultats de cette étude, on notera une baisse du statut cadre, tombé à un tiers des jeunes diplômés, soit deux fois moins qu’en 2016. Les nouveaux œnologues trouvent également à 93 % un emploi dans la première année suivant l’obtention du DNŒ. Ce début d’année, 11 % étaient sans emploi, contre 14 % en 2016. Des tendances qui seront sans nul doute modifiées par la crise du coronavirus, dont les impacts seront suivis par l’observatoire de l’UŒF.


 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2020 - Tout droit réservé