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Nouveaux délais

Le gouvernement étudie (toujours) la rallonge à la distillation de crise

Mercredi 08 juillet 2020 par Alexandre Abellan

« Il y a la question des volumes liés à la distillerie (sic). Je ne rentrerai pas dans le détail, j’ai en tête le sujet précis du volume retiré sur le marché, sur lequel il y a une question de savoir s’il faut aller plus loin. Je m’engage à ouvrir le dossier pour que l’on puisse trouver les solutions » indique Julien Denormandie ce 8 juillet au Sénat.
« Il y a la question des volumes liés à la distillerie (sic). Je ne rentrerai pas dans le détail, j’ai en tête le sujet précis du volume retiré sur le marché, sur lequel il y a une question de savoir s’il faut aller plus loin. Je m’engage à ouvrir le dossier pour que l’on puisse trouver les solutions » indique Julien Denormandie ce 8 juillet au Sénat. - crédit photo : Sénat
Interpelé par la présidente des élus du vin au Sénat, le nouveau ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, indique sa connaissance des défis posés à la filière des vins français, sans avancer de réponses précises aux manquements actuels.

Alors que le conseil spécialisé vin de FranceAgriMer ne peut subventionner que 58,23 % des volumes engagés dans la distillation de crise, les déceptions sont fortes dans le vignoble face aux faibles moyens dont bénéficie le plan d’aide sectoriel. Posant question au nouveau gouvernement, la sénatrice bordelaise Nathalie Delattre, qui préside l’Association Nationale des Elus de la Vigne et du Vin, l’indique clairement ce 8 juillet : « l’Etat a débloqué des milliards pour aider certaines filières, il faut en saluer le principe, c’était un besoin impérieux. Mais la viticulture ne mérite-t-elle que des miettes ? L’enveloppe débloquée par le gouvernement ne suffit même pas à financer la seule distillation de crise. »

En poste depuis deux jours, Julien Denormandie, le nouveau ministre de l’Agriculture, précise ne pas « rentrer dans le détail », mais avoir « en tête le sujet précis du volume retiré sur le marché, sur lequel il y a une question de savoir s’il faut aller plus loin. Je m’engage à ouvrir le dossier pour que l’on puisse trouver les solutions. » Saluant les mesures prises par son prédécesseur, Didier Guillaumehttps://www.vitisphere.com/actualite-91132-Video-Le-ministre-dit-a-la-filiere-vin-ce-quelle-a-besoin-dentendre.htm, en réaction aux surtaxes américaines (soit le doublement des aides à la promotion de Business France) et soulignant de nouvelles adaptations réglementaires de la Commission Européenne (adoptées ce 7 juillet et portant à 70 % la contribution européenne aux programmes nationaux pour le vin), Julien Denormandie précise que d’autres mesures d’accompagnement spécifique à la filière vin seront étudiées lors du troisième Projet de Loi de Finances Rectificatives (le PLFR3, où sont déposées des demandes d’exonération des charges et d’autres mesures fiscales au bénéfice du vignoble).

"Parlons-en, mais il faut surtout le faire"

« Les mots ne suffiront pas » réplique Nathalie Delattre, qui propose trois mesures d’urgence à l’exécutif : la création d’« un fonds de compensation français de 300 millions d’euros pour dédommager nos exploitations viticoles face à la taxe Trump. L’abondement de l’enveloppe destinée à la distillation de crise, oui, parlons-en, mais il faut surtout le faire. Et enfin de véritables exonérations de charges. Le PLFR3 prévoit un dispositif global tout secteur confondu, dont l’application exclut de faire plus de 80 % des exploitations vitivinicoles, qui n’ont pas bénéficié du chômage partiel, puisque le travail agricole a continué dans nos vignes pendant le confinement. Mais comment payer les charges lorsqu’e regard vous n’avez aucune recette ? Votre prédécesseur nous avait promis un dispositif spécifique, où est-il ? »

Partageant ces revendications, la députée tarnaise Marie-Christine Verdier-Jouclas, qui président le groupe de travail vin à l'Assemblée Nationale indique à Vitisphere que les discussions sont enclenchées avec le nouveau gouvernement : « nous avons ouvert des négociations avec le nouveau ministre de l’Agriculture, Matignon et Bercy. Nous espérons avancer. »

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