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Remaniement ministériel

Barbara Pompili, ministre de l’Écologie inspirée par les vins nature

Mardi 07 juillet 2020 par Alexandre Abellan

« Je suis écologiste, donc exigeante » déclarait Barbara Pompili en 2016 à Antonin Iommi-Amunategui pour Rue89.
« Je suis écologiste, donc exigeante » déclarait Barbara Pompili en 2016 à Antonin Iommi-Amunategui pour Rue89. - crédit photo : Site de Barbara Pompili
Nommée ministre de l’Ecologie ce 6 juillet, la députée de la deuxième circonscription de la Somme (en 2012 pour les Verts et en 2017 pour la République en Marche) ne cachait pas il y a quelques années son amour des vins nature, y trouvant un modèle de production moins interventionniste et moins chimique.

« Je consomme du vin dit naturel, de façon raisonnable. Mais pour être sincère, je suis encore novice en la matière » confiait Barbara Pompili en novembre 2016 au journaliste Antonin Iommi-Amunategui pour Rue89. A l’époque secrétaire d’État à la biodiversité du gouvernement de Manuel Valls, la désormais ministre de l’Écologie du gouvernement de Jean Castex visitait des vignes du Beaujolais en marge du salon Rue 89 de Lyon. Confiant avoir appris l’existence des vins nature dans l’album les Ignorants d’Etienne Davodeau (Futuropolis, 2011), la députée de la Somme partageait « des motifs d’espoirs » pour l’avenir du vignoble.

Sa rencontre avec des vignerons engagés dans des pratiques viticoles sans herbicides et vinicoles sans intrants l’a confirmé dans son idée que « la préservation de la biodiversité n’est pas un problème mais une solution. C’est la garantie de produire un vin dans le respect du sol, de la plante et du terroir, qui en donne la meilleure expression. C’est quand même plus cohérent que de rajouter des tas de produits dans les vignes et à la vinification, pour que le consommateur reconnaisse une appellation. »

"Ils n’y arriveront pas seuls"

Barbara Pompili souligne notamment la nécessité de sécuriser le revenu des vignerons investissant dans le développement durable afin de moins les exposer financièrement aux aléas climatiques et pertes de récolte. Comme la présidente de la commission du Développement Durable de l'Assemblée Nationale le notait en séance le 28 mai 2018 : « aucun agriculteur n’a envie de répandre des produits phytosanitaires partout sur ses terres. Aucun. Les agriculteurs ont déjà réduit les quantités de produits phytosanitaires qu’ils emploient. Ils veulent bien continuer d’avancer dans ce sens, mais ils n’y arriveront pas seuls : ils ont besoin que la société les aide. »

Soutenant le projet présidentiel d’arrêt du glyphosate, Barbara Pompili milite pour une préservation de la biodiversité dont les agriculteurs sont les acteurs : « nous nous tenons aux côtés de nos agriculteurs pour les aider, pour les former, pour les financer, et aussi pour faire en sorte qu’on arrête de leur vendre n’importe quoi. […] Ce qui leur importe, c’est d’avoir des débouchés pour leurs produits, et d’en tirer un revenu suffisant pour vivre dignement. » Des déclarations d’intention à concrétiser désormais en tant que n°3 du nouveau gouvernement, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie arrivant quand à lui seizième dans l'ordre protocolaire.

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VOS RÉACTIONS
bourvil Le 07 juillet 2020 à 14:01:22
On peu toujours rêver, n'oublions pas que Madame POMPILI a été ministre sous le quinquennat HQLLANDE avec au final les résultats que tout le monde connait, la prudence est de mise,et la je suis courtois.
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