Après Jean-Michel Boursiquot

Le poste de professeur d’ampélographie de Montpellier maintenu

Lundi 06 juillet 2020 par Alexandre Abellan

« Cette dernière année [scolaire] était bizarre. Avec le confinement il n’y a pas eu de travaux de terrain pour l’ampélographie… Tout a été fait en visioconférence » note le professeur Jean-Michel Boursiquot.
« Cette dernière année [scolaire] était bizarre. Avec le confinement il n’y a pas eu de travaux de terrain pour l’ampélographie… Tout a été fait en visioconférence » note le professeur Jean-Michel Boursiquot. - crédit photo : Montpellier SupAgro
L’école d’agronomie a réussi à lever un blocage administratif en validant l’ouverture d’un poste d’enseignant du matériel végétal.

Le suspens est définitivement levé, il y aura bien un professeur d’ampélographie en 2021 à Montpellier SupAgro (désormais Institut Agro avec Rennes, ex-Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Montpellier). « Finalement, on a eu un poste supplémentaire ! Le concours sera ouvert après une publication au Journal Officiel » se réjouit le professeur en ampélographie Jean-Michel Boursiquot. Prenant sa retraite en septembre 2020, l’expert international en matériel végétal peut quitter avec sérénité ses fonctions, la crainte d’une vacance à ce poste emblématique étant levée par les instances de Montpellier SupAgro. Alors que les enjeux d’expertise du matériel végétal sont au cœur des futurs défis de la filière viticole, l’histoire de l’école montpelliéraine est née de l’ampélographie, au moment de la crise du phylloxéra (l’école abrite notamment une collection pédagogique de vignes depuis 1876).

Après une phase d’incertitudes l’an passé, « il va y avoir l’ouverture d’un concours pour un poste de professeur en diversité de la vigne appliquée à la gestion des ressources génétiques en remplacement de Jean-Michel Boursiquot » confirme le professeur Bruno Blondin, qui dirige l’Institut des Hautes Etudes de la Vigne et du Vin (IHEV). Evoquant une décision du conseil d’administration de Montpellier SupaAgro en décembre 2019, l’enseignant-chercheur explique que la libération d’un poste de professeur a permis cette ouverture (un problème de nombre de postes disponibles ayant bloqué la procédure).

"Période difficile pour les jeunes"

L’ouverture du concours étant attendue pour la fin d’année, il ne devrait pas y avoir de recrutement effectif avant le début 2021. Ce qui coïnciderait avec la rentrée en février de la nouvelle promotion de la spécialité viticulture-œnologie (ingénieurs agronomes et master Vinifera). Entre-temps et « en cas de besoin d’enseignements, Thierry Lacombe (chercheur à l’INRAE) fera des vacations pour SupAgro » note Jean-Michel Boursiquot. Avant de cultiver son jardin, l’ampélographe charentais s’inquiète pour l’avenir des derniers diplômés qu’il a formés : « la période est difficile pour les jeunes, ils vont arriver dans un marché de l’emploi tendu. »

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