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Cognac

Mélina Py prend avec "sérénité" et "agilité" la direction de Martell

Jeudi 21 mai 2020 par Alexandre Abellan

Mélina Py est rentée en 2003 au sein du groupe Pernod-Ricard, d’abord dans une plateforme logistique pour les anisés à proximité de Marseille.
Mélina Py est rentée en 2003 au sein du groupe Pernod-Ricard, d’abord dans une plateforme logistique pour les anisés à proximité de Marseille. - crédit photo : MMPJ
Prenant le poste de directrice des opérations du négociant charentais en pleine crise du coronavirus, l’ancienne directrice des opérations eaux-de-vie se place dans une logique de continuité pour rassurer.

A 48 ans, Mélina Py prend la direction des activités du deuxième opérateur des eaux-de-vie charentaises, Martell (groupe Pernod-Ricard). Ayant rejoint en 2015 le négoce au martinet, en tant que directrice des opérations eaux-de-vie, l’ingénieur spécialisée en agroalimentaire (ENITA Clermont-Ferrand) succède à Pierre Joncourt, 47 ans, qui est nommé vice-président des opérations de Pernod Ricard en Amérique du Nord.

Alors que le passage de relais s’achève actuellement, Mélina Py vient de rentrer au comité de direction de Martell Mumm Perrier Jouët et au comité permanent du Bureau National Interprofessionnel du Cognac. La passation se fait dans la continuité avec en ligne de mire la relation avec les 1 200 viticulteurs partenaires de Martell note Mélina Py lors d’une visioconférence ce 15 mai. La directrice du négociant charentais souligne que le déploiement des bonnes pratiques du développement durable ne constitue plus une option, mais un prérequis indispensable : « on a un produit particulier, à vieillissement, le consommateur de demain jugera nos pratiques d’aujourd’hui ».

"Pas de panique"

Si Martell mise sur l’outil collectif du référentiel viticulture durable du BNIC (90 % de ses partenaires s’inscriraient à date dans cette démarche), la maison s’appuie également sur les réflexions interprofessionnelles qui se tiennent actuellement pour traverser la crise et les incertitudes du coronavirus. « Pour l’instant, il n’y pas de panique » rapporte Pierre Joncourt. Faute d’éléments permettant de se projeter, « le travail est en cours au sein de la filière pour adopter une vision commune » ajoute-t-il. L’enjeu est de « s’adapter et de rester agile » renchérit Mélina Py, qui précise « ne rien s’interdire et construire ».

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