Vin au verre

Star du confinement en GD, le BIB s’imposera-t-il au déconfinement en CHR ?

Mercredi 06 mai 2020 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 07/05/2020 11:37:13

« Il faut une dynamique R&D performante pour anticiper et orienter les évolutions de consommation » pointe Eric Lanxade, qui défend avant tout le plaisir partagé de la consommation de vin.
« Il faut une dynamique R&D performante pour anticiper et orienter les évolutions de consommation » pointe Eric Lanxade, qui défend avant tout le plaisir partagé de la consommation de vin. - crédit photo : DR
Premier opérateur des côtes de Gascogne, le vracqueur CVG profite du confinement pour réfléchir au monde d’après. L’occasion de réfléchir à l’avenir de la bouteille en dehors des sentiers battus.

Si le confinement a poussé la consommation de vins en caisse-outre (BIB) en Grande Distribution (GD), le déconfinement poussera-t-il les cafés, hôtels et restaurants (CHR) à délaisser la bouteille pour les gros contenants ? C’est le pronostic d’Eric Lanxade, le directeur commercial de Caves et Vignobles du Gers, qui produit annuellement 400 000 hectolitres de vin commercialisé en vrac (en IGP Côtes de Gascogne et vin de France).

« La reprise d’activité des CHR ne se fera pas comme avant la crise du Covid-19. Les mesures permanentes de désinfection des supports potentiellement infectés vont modifier profondément la spontanéité des échanges et de partage d’un verre » avance Eric Lanxade, qui souligne que dans le service du vin au verre, « une bouteille va de table en table, de main en main. Ça peut être un vecteur. » En alternative, les fontaines à vin de 5, 10 ou 20 litres promettent un service au verre plus adapté aux nouvelles circonstances. « La bouteille continuera à vivre et à être nécessaire, mais les grands contenants sont amenés à se muscler pour un vin au verre » souligne le directeur commercial, pour qui « les établissements sont équipés en grande partie, via leur brasseur ou distributeur, de tireuses à bière facilement exploitables dans la distribution de vin au verre ».

"Consommation de matière carbonée"

Si le BIB a validé sa performance pendant le confinement pour la consommation à domicile, il a d’autant plus sa carte à jouer après que la crise du coronavirus pourrait accentuer des tendances déjà lourdes. Notamment de réduction de l’empreinte carbone. « La distribution de bouteille verre cumule, de l’origine de la matière première à sa présence sur sa table, une consommation de matière carbonée que la filière aura du mal à défendre avec les nouveaux paradigmes post-Covid-19 » pointe Eric Lanxade, ajoutant que « les BIB sont plus pratiques d’utilisation pour les restaurateurs, et génèrent moins d’emballage ».


 

 

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