LE FIL
Vous devez être connecté pour selectionner cet article dans vos contenus sauvegardés.
x

Robot viticole

Naïo Technologies touche le jackpot

Vendredi 10 janvier 2020 par Vincent Gobert

Créée en 2011 par Gaëtan Séverac et Aymeric Barthes, deux ingénieurs en robotique, la start-up toulousaine conçoit et commercialise des robots électriques agricoles capables de désherber mécaniquement les cultures (légumes et vignes) de façon autonome.
Créée en 2011 par Gaëtan Séverac et Aymeric Barthes, deux ingénieurs en robotique, la start-up toulousaine conçoit et commercialise des robots électriques agricoles capables de désherber mécaniquement les cultures (légumes et vignes) de façon autonome. - crédit photo : Naïo Technologies
14 millions d’euros, c'est la somme réunie pour Naïo Technologies. De quoi poursuivre son industrialisation et son internationalisation.

« La confiance des investisseurs a été la clé du succès de cette nouvelle levée de fonds de 14 millions d’euros », selon Aymeric Barthes, PDG et co-fondateur en 2011 de Naïo Technologies. C’est peu de le dire ! Les start-ups agricoles arrivant à ce résultat à l’issue d’un tour de table se comptent sur les doigts d’une main. Pour y parvenir, le constructeur du robot viticole Ted s’est appuyé sur l’expertise de la banque publique d’investissement BPIFrance. Pymwymic, société d’investissement néerlandaise, s’est joint aux actionnaires historiques Demeter et Capagro, fond d’investissement agricole français.

« C’est l’Amérique ! »

Avec ses trois robots Oz, Dino et Ted, l’entreprise annonce avoir déjà commercialisé plus de 150 machines dans des exploitations maraichères et viticoles, principalement en Europe de l’Ouest, mais aussi en Amérique du Nord et au Japon. Grâce à cette nouvelle levée de fonds, Naïo souhaite poursuivre ses efforts d’industrialisation et d’internationalisation, en particulier aux Etats-Unis. La start-up précise qu’elle y ouvrira en 2020 son premier atelier de stockage et d’assemblage. Elle prévoit en outre une consolidation de ses effectifs, avec la création de 10 à 20 postes par an pendant trois ans.

CA à plus de 2 M€

L'entreprise avait déjà levé 2,5 millions d’euros en 2018, 2 M€ en 2017 et 3 M€ en 2015. L’entreprise emploie 70 salariés. Le plus petit de ses robots, Oz, est le plus vendu. Avec un prix avoisinant les 20 000 €, il avait été écoulé à plus de 100 exemplaires mi-2019. Le chiffre d’affaire de la start-up était de 2,1 millions d’euros en 2018, contre 1,5 M€ en 2017.

 

 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2020 - Tout droit réservé