LE FIL
Vous devez être connecté pour selectionner cet article dans vos contenus sauvegardés.
x

Génétique

Le génome d’un porte-greffe vigne décrypté

Mardi 23 juillet 2019 par Christelle Stef

Le Riparia Gloire de Montpellier est le plus ancien porte-greffe utilisé en France
Le Riparia Gloire de Montpellier est le plus ancien porte-greffe utilisé en France - crédit photo : Pierre-François Bert
Des chercheurs bordelais ont séquencé le génome du Riparia Gloire de Montpellier, un porte-greffe de vigne. Grâce à ces travaux, ils espèrent identifier des gènes d’intérêt agronomique qui sont absents chez la vigne européenne.

Des chercheurs de l’Inra, de l’ISVV et de l’Université de Bordeaux ont séquencé le génome du porte-greffe Vigne Riparia Gloire de Montpellier. C’est le premier génome d’une vigne non européenne et le premier porte-greffe à être séquencé. Le Riparia Gloire de Montpellier est une sélection de Vitis Riparia Michaux, une espèce américaine. Obtenu en 1880, il est le plus ancien porte-greffe utilisé en France. Il est le père de bon nombre d’autres porte-greffes utilisés aujourd’hui. Selon Pl@ntGrape, les surfaces de vignes greffées avec ce porte-greffe en France sont estimées à 17 000 ha.

37 000 gènes identifiés

Les travaux de séquençage du génome de ce porte-greffe ont démarré en 2016. Les chercheurs ont identifié plus de 37 000 gènes et des séquences répétées. En comparant le génome du Riparia Gloire de Montpellier à celui du pinot noir les scientifiques ont observé de nombreuses similitudes malgré une divergence d’évolution remontant à 50 millions d’années. Ils poursuivent leurs travaux afin d’identifier les gènes conservés, leurs différences, les points de convergence. Ils étudient également les mécanismes moléculaires et génétiques qui régissent les caractères d’intérêt chez plusieurs représentants du genre Vitis et leur diversité. Grâce à ce séquençage, les chercheurs espèrent identifier des gènes qui sont absents chez la vigne européenne, notamment des gènes spécifiques aux racines qui permettraient de résister à certains pathogènes ou au stress hydrique.

"Genome browser"

Les chercheurs ont publié leurs travaux dans la revue Scientific Data ce 19 juillet. Ils ont aussi mis à disposition de leurs confrères un « genome browser », un navigateur qui permet de visualiser le génome de manière virtuelle. Il sera accessible à l’adresse https://www6.bordeaux-aquitaine.inra.fr/egfv.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé