Biocontrôle et Services

Bayer présente ses innovations pour lutter contre l’oïdium

Lundi 15 juillet 2019 par Christelle Stef

Jean-Luc Dedieu chef marché vigne chez Bayer a montré des essais dans lesquels Sonata présente une bonne efficacité contre l'oïdium
Jean-Luc Dedieu chef marché vigne chez Bayer a montré des essais dans lesquels Sonata présente une bonne efficacité contre l'oïdium - crédit photo : Christelle Stef
Le 11 juillet, Bayer a présenté à la presse son nouveau produit de biocontrôle pour lutter contre l’oïdium : Sonata ainsi que le kit diagnostic oïdium qui permet de détecter de manière très précoce les premières contaminations du champignon.

Le 11 juillet, Bayer a convié la presse au Mas d’Arvieux à Tarascon (Bouches-du-Rhône) pour lui présenter ses dernières innovations en terme de biocontrôle et de services. Cette rencontre s’est déroulée dans le cadre des journées « Le Sens de la vigne » dédiées aux distributeurs et aux prescripteurs, que la firme organise sur 7 sites en France.

Objectif de 100 000 ha à trois ans avec Sonata

Lors de cette journée, Bayer a détaillé les atouts de Sonata, son nouvel antioïdium de biocontrôle dont elle a obtenu l’homologation en début d’année. « Avec on veut réinventer la protection contre l’oïdium », a expliqué Jean-Luc Dedieu, le chef marché vigne de Bayer. La firme a donc pour objectif de 100 000 ha déployés à 3 ans avec ce produit. Celui-ci est à base de la bactérie Bacillus pumilus souche QST 2808. « Cette souche secrète des acides aminés qui vont agir comme un fongicide de contact. L’efficacité de Sonata est donc beaucoup plus régulière car elle n’est pas liée à des conditions climatiques particulières lors de l’application. Toutefois, le produit homologué à 5 l/ha doit être positionné très tôt, en préventif, avant l’installation du pathogène sur la vigne », a poursuivi Jean-Luc Dedieu.

Une alternative au soufre

Bayer recommande Sonata en début ou en fin de programme. « C’est une alternative au soufre. Il n’est pas irritant pour les travailleurs et il est sans odeur. Il respecte la faune auxiliaire. Et il n’a pas d’action sur la vinification », a précisé Jean-Luc Dedieu. Ce produit est également doté d’un délai avant récolte très court : 1 jour, d’un délai de rentrée de 6 h et d’une ZNT eau de 5 m. Il est utilisable en bio.

Autre atout : sa formulation liquide (SC). « C’est facile à utiliser, cela permet une meilleure dilution dans le pulvérisateur et une bonne répartition sur la cible », a précisé Marie-Pascale Latorse, experte du biocontrôle chez Bayer. Mais le volume de bouillie doit être suffisant : 100 l/ha au stade 4 à 5 feuilles et au moins 150 l/ha quand le feuillage est très développé.

Détection précoce des spores avec la qPCR

« Sonata assure une bonne efficacité lorsqu’il est bien positionné », a assuré Jean-Luc Dedieu. Pour aider les viticulteurs et les distributeurs à bien le positionner ce produit, Bayer a développé en parallèle le kit diagnostic oïdium. Cet outil basé sur la qPCR permet de détecter très tôt les premières spores d’oïdium et donc d’identifier les premières contaminations trois semaines avant l’apparition des symptômes à la vigne. Il permet d’établir un diagnostic à l’échelle d’un territoire. « C’est le seul outil de conseil qui permet d’avoir une vision macro aujourd’hui », a précisé Bayer.

Premiers utilisateurs satisfaits

Comment ça marche ? L’opérateur prélève 30 jeunes feuilles puis les envoie au laboratoire qui réalise l’analyse. Au bout de 48 h, il obtient le résultat. Dès la présence de spores sur 1 feuille sur 10, l’enclenchement de la protection est nécessaire. « L’idéal est de mixer l’analyse dans des parcelles à historique à oïdium avec des parcelles moins à risque. En revanche, il faut exclure les parcelles dans lesquelles il y a des symptômes « drapeaux » », a expliqué Bayer. En revanche le coût de ce  kit reste élevé : 2500 € pour 3 analyses réalisées à 10 jours d’intervalle pour bien suivre la dynamique du champignon. La firme a démarré la commercialisation de ce kit cette année. « Les premiers utilisateurs sont satisfaits. Grâce à ce diagnostic, des viticulteurs fait l’impasse sur les deux premiers traitements », a rapporté Jean-Luc Dedieu. 

Rhapsody contre le botrytis

Contre le botrytis, Bayer lance Rhapsody à base de Bacillus subtilis souche QST 713. Ce produit remplace Serenade Max. Il agit comme un fongicide de contact grâce aux lipopeptides secrétés par la bactérie et qui agissent sur les parois des cellules du botrytis. Rhapsody se présente sous une forme liquide (SC) et s’applique à 4 l/ha entre la véraison et la vendange. Pour optimiser son positionnement, Bayer développe l’outil SEC botrytis, un modèle basé sur des données météo (hygrométrie, température, pluviométrie) qui permet de déterminer les périodes à risque de développement de la maladie. Cet OAD sera commercialisé d’ici un an ou deux.

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