Val de Loire

Saget La Perrière refait à neuf son siège de Pouilly-sur-Loire

Mercredi 26 juin 2019 par Patrick Touchais
Article mis à jour le 28/06/2019 08:52:27

Saget La Perrière représente 320 hectares de vignobles.
Saget La Perrière représente 320 hectares de vignobles. - crédit photo : DR
Avec sa dernière acquisition dans le Muscadet, la famille Saget a terminé son implantation sur le territoire ligérien, et va désormais investir sur son siège à Pouilly-sur-Loire.

Gros investissement en vue pour la maison Saget-La Perrière. L’entreprise familiale va engager une enveloppe de quelques 10 millions d'euros sur les trois ans à venir pour moderniser l’outil de production de son site de Pouilly-sur-Loire (Nièvre). “On prévoit de la réfection des bâtiments, du changement de matériel de production, et une augmentation du potentiel de cuverie pour passer de 23 à 35 000 hl”, détaille Arnaud Saget, le directeur général de la société qu’il pilote avec son frère Laurent, à la de leur père Jean-Louis.

320 ha de vignes en propre

Née dans les vignobles du Centre-Loire, l’entreprise – bâtie par neuf générations – a peu à peu suivi le cours de la Loire pour s’étendre jusque dans le pays nantais récemment. Acheteurs de vins, notamment des Vins de France, ils exploitent aussi 320 hectares de vignes dans le Val de Loire répartis sur sept domaines de Nantes à Pouilly-sur-Loire. La Maison a réalisé un CA de 18 M€ en 2018, dont 3 sur une activité de tourisme pur, car le groupe exploite trois hôtels, dont le Panoramic sur la colline de Sancerre.

Les fruits de leur dernière acquisition ont été présentés lors du dernier Vinexpo à Bordeaux. La famille Saget a repris en 2017 un domaine de 15 ha racheté à Clisson (Loire-Atlantique). Baptisés Locus (lieu en Latin), les vins 2018 sont déclinés en deux IGP Val de Loire en cépage folle blanche (cépage du gros-plant) et melon (cépage du muscadet), et un muscadet sèvre-et-maine. Sur ce domaine, Laurent et Arnaud Saget ont décidé d’arracher tous les cépages non-identitaires pour ne replanter que du melon et de la folle blanche. Bien décidés à investir dans ce vignoble, ils n’excluent pas de reprendre d’autres parcelles, voire d’acheter du vin ou des raisins. “En arrivant ici, on a terminé notre descente des vignobles de Loire”, souligne Arnaud Saget. “Le muscadet est clairement pour nous un levier de développement de notre entreprise”.

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