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Provence

Ayant perdu 600 000 euros à cause de la grêle, il couvre de filets 25 hectares de vignes

Mardi 11 juin 2019 par Alexandre Abellan

Ayant perdu 600 000 euros à cause de la grêle, il couvre de filets 25 hectares de vignes
- crédit photo : Guillaume Gaudin, EARL la Beillesse
Cette installation massive est une première dans le vignoble provençal, où la fréquence des dégâts de grêlons pousse à l’innovation.

« Ce n’est pas inabordable. Il est possible de protéger son vignoble contre la grêle sans débourser 30 000 euros par hectare, comme on peut l’entendre » affirme le viticulteur provençal Guillaume Gaudin (EARL la Beillesse, 70 hectares en appellation Côtes de Provence et IGP du Var). Il en veut pour preuve l’installation de filets antigrêle Filpack 70 et 80 cm de large, selon le palissage, sur 25 hectares de vignoble. Pour une enveloppe de quasiment 190 000 €, soit 7 500 €/ha, le viticulteur compte bien en finir avec le cycle des dégâts climatiques.

Impérieuse nécessité

« Ça fait six fois en dix ans que l’on subit les dégâts de la grêle, alors que mon père n’en avait jamais essuyés… En 2018, tout le vignoble a été touché, sauf l’endroit où l’on avait installé des filets à gibier, j’ai commencé à réfléchir et à voir ce qui se faisait ailleurs » se souvient Guillaume Gaudin. Après être allé voir les dispositifs antigrêle mis en place dans les vignobles d’Alsace, d’Ardèche et de Bourgogne, le viticulteur provençal a considéré que la protection collective par les générateurs à iodure d’argent de l’ADELFA (Association départementale d'étude et de lutte contre les fléaux atmosphériques) n’était plus suffisante et que la solution privée Selerys (détection par radar et protection par ballons) n’était pas envisageable à cause de son isolement. Il a donc sauté le pas des filets paragrêle après avoir chiffré à 600 000 € la perte de production des orages successifs. Les bons cours actuels des côtes de Provence (représentant 80 % de sa production) ont également facilité cet investissement reconnaît l’adhérent, et trésorier, de la cave coopérative Sainte-Sidoine (de Puget-Ville, membre de l’union Terra Provincia).

"Pas de différences"

« On est les premiers en Provence, nos voisins attendent de voir les résultats pour se positionner, maintenant que l’INAO le permet. Mais même sans autorisation, on aurait fait l’investissement, il en va de la pérennité du domaine » souligne Guillaume Gaudin. Maintenant que le tiers de sa surface viticole sera couverte de la taille à la veille des vendanges, l’écimage et le rognage n’ont plus à être réalisés en saison. « On enlève des travaux d’un côté, mais on en rajoute de l’autre. Il faut descendre les filets, vérifier qu’ils sont tendus, les retirer pour le prétaillage, qui devra être adapté » esquisse Guillaume Gaudin, qui n’a pour l’instant pas noté de différences entre ses vignes classiques et celles couvertes. « Les traitements se passent bien, on va continuer de surveiller la végétation » glisse-t-il, comptant mettre sous filets 10 ha supplémentaires l’an prochain.

 

« Ce ne sont pas des modèles de filets à manivelle, mais avec des accroches et des écarteurs. Le plus difficile aura été de percer les cornières pour les piquets en métal » explique Guillaume Gaudin.

 

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