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Intoxication phyto

Relaxe pour les châteaux voisins de l’école de Villeneuve

Mercredi 01 mai 2019 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 02/05/2019 11:52:35

Quatre parcelles de vigne se trouvent autour du groupe scolaire de Villeneuve-de-Blaye. Celles traitées ce 5 mai se trouvent à l'Ouest (en conventionnel, Éperon Pépite et Pepper) et à l'Est (en bio, héliocuivre et souffre).
Quatre parcelles de vigne se trouvent autour du groupe scolaire de Villeneuve-de-Blaye. Celles traitées ce 5 mai se trouvent à l'Ouest (en conventionnel, Éperon Pépite et Pepper) et à l'Est (en bio, héliocuivre et souffre). - crédit photo : Alexandre Abellan (archives 2018)
Les deux propriétés des côtes-de-Bourg poursuivies pour « utilisation inappropriée de produit phytopharmaceutique » sont blanchies par la justice. Les associations plaignantes évoquent un recours en appel.

Le Tribunal Correctionnel de Libourne vient de prononcer ce 30 avril la relaxe des châteaux de Barbe et Castel la Rose poursuivis pour l'épandage le 5 mai 2014 de pesticides à proximité de l’école de Villenave (communauté de communes de Blaye). Suivant les réquisitions du parquet, les magistrats ont conclu sur le manque d’éléments permettant de relier avec certitude les traitements incriminés aux malaises de 23 élèves et d’une institutrice. Après le rejet en 2018 du non-lieu rendu en 2017 faute de « charges suffisantes » , l’affaire de Villeneuve n’est pourtant pas encore classée.

Recours possible

« Nous ne pouvons que regretter cette décision. Nous allons échanger dans les prochains jours avec nos avocats afin d’évoquer les suites à donner à cette affaire et les possibilités d’appel éventuelles » déclare dans un communiqué François Veillerette, le directeur de l’association Générations Futures, qui s’est portée partie civile (suite la plainte de la Sepanso, la Fédération des Sociétés pour l'Étude, la Protection et l'Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest).

Quelle que soit la suite judiciaire de ce dossier, il a déjà marqué un tournant pour les pratiques viticoles bordelaises. Et notamment l’usage de pesticides. Leur réduction étant devenu un objectif partagé, et atteint, par l’ensemble de la filière girondine, qui s’est rapprochée, bon gré mal gré, de ses riverains pour construire un nouveau vivre-ensemble. Les châteaux de Barbe et Caste la Rose sont des exemples à ce titre, indiquant leurs horaires de traitements la veille au directeur de l’école élémentaire voisine.

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