LE FIL

 Je reprends ma lecture 
{{str_intro_2}}
{{str_intro_3}}
{{message_alert}}
 {{bt_suivant}} 

 Je réponds 
Vous devez être connecté pour selectionner cet article dans vos contenus sauvegardés.
x

Lobby abstentionniste

La filière vin appelle l’Académie de médecine à sortir de ses réflexes pavloviens

Mercredi 01 mai 2019 par Alexandre Abellan

« Au lieu de chercher un coupable idéal, cherchons plutôt les solutions » estime Joël Forgeau.
« Au lieu de chercher un coupable idéal, cherchons plutôt les solutions » estime Joël Forgeau. - crédit photo : Vin & Société
Face aux accusations d’inaction de l’État sous la pression de la filière viticole, Vin & Société remet les pendules à l’heure.

Nouvelle offensive médicale contre les boissons alcoolisées en général, et le vin en particulier. « Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, la consommation d’alcool ne baisse plus en France. C’est une défaite majeure pour la santé publique car l’alcool en est un déterminant fondamental » s’alarme l’Académie Nationale de Médecine dans un long communiqué. Préconisant une batterie de mesures coercitives, somme toute classiques (établir un prix minimum et une taxe au gramme d’alcool, indiquer que « l’alcool est dangereux pour la santé » et non son excès…), l’académie s’émeut que de la puissance du lobby du vin sur le gouvernement : « que dire de la reconnaissance de la filière viticole comme un acteur crédible de la prévention ? De la diffusion de dépliants scolaires pour les 3-6 ans sur la vigne sans parler d’alcool ni de ses effets ? De l’acharnement à favoriser la consommation de vin des femmes ? D’interventions ministérielles répétées donnant au vin un rôle particulier alors qu’il représente la moitié de l’alcool consommé ? »

Acteur de la prévention

Si Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture, n’a, pour l’instant, pas répondu à cette nouvelle attaque faisant suite à sa déclaration « le vin n’est pas un alcool comme les autres ». Dénonçant dans un communiqué « une croisade anti-vin visant l’abstinence », le vigneron Joël Forgeau, le président de l’association Vin & Société, défend pour sa part la recherche de « points d’équilibre constructifs ». Impliqué dans la réflexion d’un plan national de prévention, Vin & Société précise ne pas être « une entreprise de lobbying »*, mais estime « sans prétendre être des acteurs de santé, [pouvoir] apporter notre contribution à la lutte contre le mauvais usage de notre produit ». Joël Forgeau rappelant les dispositions du plan de la filière pour la prévention des risques liés à la consommation d’alcool. Quant aux « supports pédagogiques » distribués en classe, « bien loin du fantasme prosélyte dont certains nous accusent, ces journaux présentent l’histoire et la culture de la vigne » précise Joël Forgeau.

 

* : Ce qu’a estimé Professeur Gérard Dubois, chef du service de santé publique de l’hôpital d’Amiens et membre titulaire de l’Académie Nationale de Médecine, lors de son interview ce 30 avril à l'antenne de la matinale de France Inter.
 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
VOS RÉACTIONS
Bon ben arretons de boire du vin.... et arretons aussi les fruits et legumes Le 01 mai 2019 à 11:00:30
LE VIN TUE. L'AIR QUE NOUS RESPIRONS TUE LES TRANSPORTS QUE NOUS RESPIRONS TUENT L'AIR INTERIEUR QUE NOUS RESPIRONS TUE LE TABAC TUE MANGER DES LEGUMES TUE ( a cause des pesticides et autres) TRAVAILLER DEVANT UN ORDI TUE ( Obésité, grignotage, manque d'activité physique...) Que doit on faire alors? Est il possible aussi de quantifier le nombre de vie sauvée grâce aux partages d'un verre de vin en communauté, des repas de familles ou entre amis qui renforcent le lien social, qui limite toute forme de depression ou de burn out ou de stress? Est il possible de quantifier les bienfaits d'un moment heureux et de joie au niveau de notre cerveau? Bien sur que l'alcool tue. il ne faut pas etre con et borné. Mais sur les 41 000 décès, combien sont dus aux exces? La plus grande probabilité est sans doute la majorité des décés. Aussi, je veux bien qu'on critique le lobby ou quoi que ce soit, mais au lieu de tirer la couverture chacun vers soi, trouvons un consensus collectifs. 50% des élèves de 6ème ont déjà expérimenté l’alcool ==> ca, ce n'est pas normal. Mais est ce la faute aux producteurs de vins? Ce n'est pas blanc, ce n'est pas noir... ce serait plutôt gris la vérité
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé