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Cognac

Fin de non-recevoir au finishing pour Hennessy

Vendredi 26 avril 2019 par Alexandre Abellan

« En net, nous devons défendre cette AOC et son cahier des charges et ne jamais accepter de compromis » affirme Bernard Peillon ce 24 avril à Cognac.« En net, nous devons défendre cette AOC et son cahier des charges et ne jamais accepter de compromis » affirme Bernard Peillon ce 24 avril à Cognac. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
La première maison charentaise s’oppose à tout élevage dans des barriques ayant contenu autre chose que du vin et des eaux-de-vie de vin. Un message destiné à Martell, et son Blue Swift fini en fûts de bourbon.

« Ce n’est pas la bonne façon de procéder que demander au consommateur à quel goût il veut son Cognac » glisse Bernard Peillon, le président des cognacs Hennessy (groupe LVMH), ce 24 avril, en marge de ses troisièmes rencontres avec ses partenaires. Tout en subtilité, mais avec fermeté, le négociant affirme devant ses apporteurs s’opposer à toute modification du cahier des charges de l’appellation Cognac qui autoriserait un élevage en tonneaux ayant contenu un autre alcool que du vin ou de l’eau-de-vie de vin. Se posant en gardien du temple, Hennessy refuse toute dilution de l'image du Cognac avec d'autres alcools, jugés moins prestigieux.

Blue swift

Cette prise de position vise le fameux « finishing » en fûts de bourbon de la cuvée Blue Swift des cognacs Martell (groupe Pernod Ricard). Lancée en 2016 en dehors de l’appellation Cognac, cette gamme a toujours la volonté de modifier la réglementation pour pouvoir rejoindre l’AOC (cliquer ici pour en savoir plus). Une exigence inenvisageable pour Bernard Peillon : « défendons notre AOC, soyons fiers de nos spécificités. Ne cédons pas aux sirènes de la facilité et aux effets de mode, qui sont par définition éphémères. »

Récusant un affrontement entre les classiques et les modernes, le président de Hennessy plaide pour une innovation en dehors du produit, notamment en matière de communication. « On n’est pas propriétaire d’un patrimoine, on n’en est que dépositaire. Nous ne reconnaissons à aucune individualité le droit de se l’approprier » conclut Benard Peillon, qui s’annonce particulièrement offensif sur le sujet.

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