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Vins d’assemblage

Premières contractualisations et communications en IGP Terres du Midi

Mercredi 13 février 2019 par Alexandre Abellan

Les premières transactions ont mobilisé douze courtiers auprès de 10 négociants, 21 caves coopératives et 9 vignerons indépendants indiquent Ludovic Roux et Jean-Marie Fabre.Les premières transactions ont mobilisé douze courtiers auprès de 10 négociants, 21 caves coopératives et 9 vignerons indépendants indiquent Ludovic Roux et Jean-Marie Fabre. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Garantie sans mention de cépage, la nouvelle Indication Géographique Protégée régionale se positionne petit à petit sur le marché du vrac, avec l’ambition de remplacer rapidement les volumes de vins de pays départementaux.

Toutes réunies autour du berceau, les bonnes fées languedociennes se plaisent à prédire à un miracle. « La gestation aura été longue et marquée par les péripéties, mais la naissance est belle » se réjouit Ludovic Roux, le président de l’indication géographique protégée Terres du Midi. Présenté ce 12 février sur le salon Wine Paris, le nouveau-né tient pour l’instant de l'IGP balbutiante.
Avec 31 200 hectolitres contractualisés en rouge et rosé sur la campagne vrac au 2 février dernier, la moitié des volumes provenant de l’Aude, un quart du Gard et un quart de l’Hérault. Avec la possibilité de passer d’une dénomination d’IGP de département à l’IGP Terres du Midi, l’organisme de défense et de gestion affiche l’objectif de multiplier rapidement ces volumes, pour monter au million d’hectolitres à terme. Ce qui équivaudrait à la production des quatre IGP de départements existant actuellement*. Avec des cours oscillant entre 60 et 70 euros l’hectolitre, l’IGP régionale affiche d’ailleurs déjà des prix de vente similaire à ces IGP départementales.

Passage de relais

Portée sur les fonts baptismaux du stand Pays d’Oc IGP, Terres du Midi affiche son positionnement complémentaire et non concurrent de l’autre IGP régionale. Partageant le même territoire d’approvisionnement que Pays d’Oc, Terres du Midi s’exclut des vins de cépages pour éviter tout conflit. La nouvelle IGP optant pour des vins d’assemblage, afin de prendre le relais des quatre IGP de département, en vertu du consensus acté par les représentants occitans des vignerons indépendants, de la coopération et de l’interprofession de Pays d’Oc IGP (Inter Oc).

« Il ne s’agit pas de recréer ce qui existe déjà, mais structurer différemment une production ayant du mal à trouver sa place » précise Jean-Marie Fabre, le vice-président Terres du Midi, qui affirme que « le Midi n’est plus une terre d’approvisionnement, mais de création de valeur ». Conçu en bonne intelligence, « ce socle IGP ne va pas complexifier la production du bassin, mais la rationaliser » veut croire Ludovic Roux. Qui souligne que la filière du Midi gagne en maturité à force de structurer son offre. Et prédit une fonte rapide des volumes d'IGP départementales, au profit de la nouvelle IGP.

Identité solaire

Conservant son indépendance, l’organisme de défense et de gestion de l’IGP Terres du Midi est inclus dans l’interprofession des vins de pays d’Oc (Inter Oc). L’IGP Terres du Midi devant profiter de la force d’entraînement des Pays d’Oc en termes de commercialisation et de communication. Ses équipes ont conçu l’identité de Terres de Midi, dont le logo étale un soleil rayonnant de trois couleurs sur des rangées de vignes. Encore loin du zénith, ce nouvel astre espère bien compter dans le ciel méditerranéen. Une première gamme d’IGP Terres du Midi devrait être annoncée par un négociant dans les prochaines semaines.

 

* : Les IGP de l’Aude, de l’Hérault, du Gard et des Pyrénées Orientales. Le tout représentant 1,3 million d’hectolitres produits en moyenne, soit 10 % de la production régionale.
 

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