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Nouveaux marchés

Une grande conquête de la Chine est possible pour les vins rosés

Vendredi 01 février 2019 par Claire Furet-Gavallet

Jiaming Wang, chargé de recherche à l'Université de Brock au Canada, détaille son étude surprenante sur la consommation et la faible présence de vins rosés en Chine lors des Rencontres Internationales du Rosé le 22 Janvier dernier.
Jiaming Wang, chargé de recherche à l'Université de Brock au Canada, détaille son étude surprenante sur la consommation et la faible présence de vins rosés en Chine lors des Rencontres Internationales du Rosé le 22 Janvier dernier. - crédit photo : Claire Furet-Gavallet
Les consommateurs chinois ne connaissent pas ou très peu le vin rosé, selon une étude menée au Canada. Une opportunité à saisir pour les rosés français ?

Avec une consommation mondiale de vin rosé en constante augmentation, +13% entre 2013 et 2017, Jiaming Wang, chargé de recherche à Brock University au Canada, s'est intéressée, à travers une étude, sur la performance quasi inexistante du rosé en Chine.

Une étude menée sur une population de professionnels chinois du vin

Ses travaux montrent qu’entre 8 et 15% de la population interrogée (oenologues, winemarkers, dégustateurs...)  achète du vin rosé. « Les Chinois ne sont pas prêts à boire du rosé car ils ne sont pas éduqués à sa consommation » explique Jiaming Wang. « Les millenials chinois (ndlr : jeunes adultes majeurs au début du 21ème siècle et grands consommateurs de vins rosés) ne connaissent pas ces vins ». Par ailleurs, la consommation des vins de rosé se heurte aux descriptifs organoleptiques. Ceux utilisés par les Européens sur les étiquettes ne parlent pas du tout aux consommateurs chinois. "Ils n’y trouvent pas leurs codes culturels", constate le chargé de recherche qui plaide pour « adapter l’étiquette à leur descripteurs ».

"Il faudrait adapter l’étiquette à leur descripteurs"

Autre piste : produire un rosé exclusif pour le marché chinois ? « Dans l’étude, huit descripteurs majeurs ont été plébiscité pour répondre à une envie de boire du rosé : fleur de sureau, noix de muscade, sève, coing, citron, patisserie et buis.» détaille Jiaming Wang. « Il faudrait réaliser une étude plus approfondie auprès des consommateurs chinois, notamment en étudiant les différentes générations. Et la compléter en analysant comment les dégustateurs peuvent influer sur les futurs acheteurs »

Le chargé de recherche ne cache pas son étonnement face aux actions timides des rosés de Provence pour conquérir la Chine. « Allez faire des salons en Chine ou organisez une master classe focalisée sur les vins rosés comme l’ont fait le CIVB avec Simply Bordeaux ou l’Argentine avec son malbec pour les jeunes ». Un engagement à investir en Chine qui est d'autant plus urgent que le rosé australien est de plus en plus présent en Chine.

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