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Tribune

Bertrand Girard plaide pour travailler le « réflexe France »

Jeudi 03 janvier 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

Bertrand Girard : 'il y a la place pour développer un modèle créateur de valeur pour tous avec une bonne maîtrise et transparence de la chaîne de valeur'.
Bertrand Girard : 'il y a la place pour développer un modèle créateur de valeur pour tous avec une bonne maîtrise et transparence de la chaîne de valeur'. - crédit photo : DR
Dans une tribune publiée sur Linkedin, l’ancien dirigeant de Vinadeis et InVivo Wine appelle la filière française à s’ouvrir et s’engager dans le match de la consommation décontractée et amicale.

Il a désormais une liberté totale de parole et ne se prive pas pour en user. Bertrand Girard, ancien dirigeant de Vinadeis et d’InVivo Wine, revient sur la stratégie commerciale française dans une tribune publiée sur Linkedin le 28 décembre dernier. Et remet d’abord les pendules à l’heure au sujet des performances export françaises. S’il est incontestable que la France est leader en valeur, elle l’est beaucoup moins sur le volume (comme nous en témoignons souvent sur Vitisphere). Mais surtout, explique Bertrand Girard, les chiffres du commerce des vins français n’est pas si florissant. Car si l’on soustrait les chiffres d’affaires des champagnes, grands bordeaux, bourgognes… « il ne reste plus que 2 milliards » d’euros, réalisés par des vins « abordables, accessibles, good value for money, exportés pour les consommateurs jeunes, peu fortunés ou pas encore fortunés ». A titre de comparaison, remarque Bertrand Girard, l’exportation des vins californiens, c’est… 2 milliards de dollars.

"Un modèle paralysé"

Or, selon lui, c’est une erreur « majeure » de ne pas travailler ce segment des vins liés à une consommation "décontractée, amicale, conviviale, plaisir, partageable". « Travailler le réflexe France » devrait être une « priorité » pour « le tiers le plus affaibli de la pyramide de certains bassins viticoles » estime-t-il. Cette ambition est à portée de main à condition d’orienter les efforts vers la qualité et le marketing vers les consommateurs. Mais surtout, suggère-t-il, c’est la gouvernance qu’il faut dépoussiérer. Et d’estimer : « notre modèle de production et nos organisations professionnelles, industrielles, marketing, commerciales sont paralysées et souvent bloquées par les managers/décideurs eux-mêmes et non adaptées ». Selon lui, "il y a la place pour développer un modèle créateur de valeur "pour tous" avec une bonne maîtrise et transparence de la chaine de valeur si et seulement si les dogmes et les peurs ou incapacités égocentrées de certains leaders évoluent pour laisser la place à un système simple".

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