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Pronostics 2019

Une hausse de la vendange argentine fait, déjà, craindre une baisse des cours

Vendredi 07 décembre 2018 par Alexandre Abellan

Avec sept à huit mois de stocks de vins blancs et rouges, la filière argentine craint que la prochaine récolte ne soit la goutte qui fasse déborder le vase.
Avec sept à huit mois de stocks de vins blancs et rouges, la filière argentine craint que la prochaine récolte ne soit la goutte qui fasse déborder le vase. - crédit photo : Wines of Argentina
En Argentine, la perspective d’une autre récolte croissante inquiète plus qu’elle ne rassure. La croissance de l’offre ne s’accompagnant pas de celle de la demande, mais des coûts de production.

En pleine floraison, les vignes argentines bruissent d’une rumeur lourde de craintes : « l’absence de gelées et les bonnes conditions climatiques de ces derniers mois laissent présager que la prochaine récolte sera supérieure à celle de l’an passée, et donc une pression supplémentaire à la baisse des prix » rapporte Los Andes. Ayant déjà marqué un retour à la normale avec 2,6 millions de tonnes de raisins, la récolte 2018 a soulagé une filière cherchant la compétitivité par la baisse des prix de ses vins. Mais alors que le marché mondial du vin est on ne peut plus attentiste à cause des disponibilités en hausse, la perspective d’une nouvelle récolte généreuse inquiète en Argentine.

Si l’offre de vins argentins va de nouveau augmenter, la demande ne cesse de chuter sur le marché domestique, tandis que l’export ne demande que de petits prix. « Il y a une situation qui se complique avec la chute du prix du vin. L’an passé, l’hectolitre de vin se payait 1 200 pesos argentins (soit 28 euros), aujourd’hui, à la Bourse du commerce, le rouge générique s’échange 1 000 $/hl (soit 23 €/hl). Alors que le prix des intrants a doublé et que celui de l’énergie ne cesse d’augmenter » rapporte, à Los Andes, Eduardo Sancho, le président de l’union coopérative Fecovita (29 coopératives pour 5 000 adhérents).

Compétitivité

Pour regagner en compétitivité et réduire les stocks, les organisations représentant le vignoble andin demandent au gouvernement argentin de subventionner l’emploi de main-d’œuvre, de proposer des outils de baisse des coûts énergétiques et des charges fiscales. En attendant, la perspective de belles vendanges ne rassure paradoxalement personne.

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