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Australie

5 à 10 % des vignobles de la Barossa Valley sous pavillon chinois

Vendredi 07 décembre 2018 par Alexandre Abellan

Avec son vignoble attractif, l’Australie méridionale se transforme progressivement en pied-à-terre du business chinois.
Avec son vignoble attractif, l’Australie méridionale se transforme progressivement en pied-à-terre du business chinois. - crédit photo : Barossa Grape & Wine Association
Portée par un accord de libre-échange, la soif asiatique de vins australiens conduit à des investissements croissants dans l’outil de production.

Qui a dit que le vignoble bordelais avait le monopole des investissements fonciers venus de Chine ? Comme le marché chinois privilégie progressivement les vins australiens et chiliens, bénéficiant de droits de douane nuls, au détriment de ceux français, désavantagés compétitivement, les investisseurs asiatiques misent logiquement sur les vignes d’Australie, plus proches et moins chères que celles de France. Célèbre pour abriter le domaine Penfolds, le vignoble australien de la Barossa Valley attire logiquement l’intérêt des investisseurs.

Sur ses 9 300 hectares de vigne*, « entre 5 et 10 % du vignoble et des wineries sont maintenant la propriété de personnes venant de Chine » estime James March, le directeur de l’Association des Raisins et Vins de Barossa, dans un récent reportage de la chaîne ABC. James March soulignant que « les initiatives les plus réussies ont combiné l’investissement chinois avec le maintien des expertises techniques locales ».

"Je veux acheter Penfolds"

Permettant d’ouvrir encore davantage un marché chinois demandeur de vins australiens, ces investissements se diversifient actuellement. Suivant le gain en maturité du marché chinois, qui s’intéresse à d’autres vignobles que la prestigieuse vallée de la Barossa. « II y a cinq ans, toutes les voies menaient à la Barossa. Et la discussion typique commençait par "je veux acheter Penfolds" » se souvient Stephen Strachan, le directeur de l’agence foncière Langley and Co, à ABC. L’expert souligne un mûrissement des investisseurs : « depuis 12 mois, l’intérêt des acteurs chinois se porte sur les régions plus commerciales, comme le Riverland, la région de Murray, le district de Griffith… Ils cherchent des approvisionnements à bas prix pour prendre de nouveaux marchés en Chine. » Une tendance qui risque d’accentuer les difficultés commerciales en Chine des vins français en général, et de ceux de Bordeaux en particulier.

 

* : Soit 7 % des surfaces viticoles australiennes selon les données de Wine Australia.
 

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