LE FIL
Vous devez être connecté pour selectionner cet article dans vos contenus sauvegardés.
x

Protection des plantes

L’UIPP veut booster le biocontrôle

Mercredi 05 décembre 2018 par Christelle Stef

Nicolas Kerfant et Eugénia Pommaret, respectivement Président et Directrice générale de l'UIPP ont rappelé qu'en 2025, 85 % du marché de la protection des plantes restera composé de produits conventionnelsNicolas Kerfant et Eugénia Pommaret, respectivement Président et Directrice générale de l'UIPP ont rappelé qu'en 2025, 85 % du marché de la protection des plantes restera composé de produits conventionnels - crédit photo : Christelle Stef
Le biocontrôle représente aujourd’hui 5 % du marché de la protection des plantes en France. L’UIPP estime qu’il pourrait atteindre 15 % en 2025.

Le message de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes) est clair. Il n’y a pas d’un côté les entreprises qui servent le marché des produits conventionnels, et de l’autre celles qui alimentent le marché du bio et du biocontrôle. « Il n’y a pas de dichotomie entre les deux. Plus de 40 % des produits bio et plus de 50 % des produits de biocontrôle sont mis en marché par nos adhérents », a insisté Eugénia Pommaret, la directrice générale de l’UIPP, le 4 décembre, à Paris devant la presse. Les 19 adhérents de l’UIPP couvrent 95 % du marché français de la protection des plantes qui s’élève à 2 milliards d’euros en 2017. « C’est un marché mature qui fluctue selon les années en raison du climat plus ou moins favorable aux parasites et du développement de nouveaux nuisibles », a commenté Nicolas Kerfant, le président de l’UIPP. Et de poursuivre « Malgré la pression exceptionnelle en 2018, les quantités de produits n’ont pas explosé ».

Une définition européenne du biocontrôle nécessaire

Aujourd’hui le biocontrôle représente 5 % du marché français. « Nous estimons qu'il pourrait atteindre 15 % en 2025 », a expliqué le président de l’UIPP. Mais Nicolas Kerfant prévient : si la France veut être pionnière du biocontrôle, il faut qu’elle mette en place des conditions attractives pour que les entreprises investissent. Il rappelle que les entreprises phytosanitaires ont un rayonnement mondial. Or le marché français ne représente que 4 % du marché mondial. Et le biocontrôle seulement 5 % de ce marché. Les entreprises n'investiront sur ce créneau que si elles estiment que cela répondra aux attentes de plusieurs marchés. Pour ça, il faut « Une définition européenne du biocontrôle », a insisté le président de l’UIPP. A bon entendeur…

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé