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1918-2018

L’Anjou aussi célèbre son centenaire

Vendredi 16 novembre 2018 par Patrick Touchais

1933 : Départ en vendanges à Saint-Lambert du Lattay, au cœur de la vallée du Layon en 1933.
1933 : Départ en vendanges à Saint-Lambert du Lattay, au cœur de la vallée du Layon en 1933. - crédit photo : Musée de la vigne et du vin d’Anjou.
Les vignerons d’Anjou-Saumur honorent cette année leurs ancêtres qui ont fondé et fait vivre la Fédération viticole qui les rassemble depuis un siècle.

Séance mémorielle pour les vignerons d’Anjou-Saumur en ce 9 novembre. A 48 heures des célébrations de la fin de la Grande guerre, la viticulture angevine s’est souvenue qu’en 1918 – le 9 février très précisément – un groupe de viticulteurs donnaient naissance à la Fédération viticole de l’Anjou. Au cours d’une soirée réunissant plusieurs centaines de vignerons et de partenaires de la filière, l’histoire a été rappelée à travers divers documents : vidéos d’époque, magazine retraçant toute l’histoire, portrait des présidents…

Ils nous ont tracé la route. Sans eux, nous ne serions pas ce que nous sommes aujourd’hui”, a rappelé le président en exercice Laurent Ménestreau, rejoints par ses deux prédécesseurs, Patrice Laurendeau (2004-2014) et Pierre Aguilas (1992-2004), très impliqué par ailleurs à l’Inao et à la Cnaoc. L’occasion de porter haut “la force du collectif” d’une Fédération qui rassemble aujourd’hui quelque 900 exploitations.

La première action : une foire aux vins

A la naissance de la Fédération des syndicats viticoles de l’Anjou, il s’agit de regrouper sous une même bannière des syndicats de zones et une Union des viticulteurs de Maine-et-Loire née en 1902 dont l’une des missions premières sera d’orchestrer une Foire aux vins à Angers. A la tête de cette Fédération, on trouve au départ, essentiellement des notables (médecins, ingénieurs, professeurs…), puis c’est l’époque des viticulteurs-politiques. Ainsi, jusque dans les années 1960, les présidents sont aussi des élus (maires, conseillers généraux, députés…). Puis vint le temps des vignerons, avec des personnalités fortes, comme Jean Baumard (1971-1977), qui créa le premier Syndicat de vente directe en Anjou, Robert Neau, l’un des fondateurs de la Cave coopérative de Saumur, et artisan de la reconnaissance de l’AOC Saumur Champigny, René Renou (1986-1992), orateur hors pair, qui fut président du Comité national de l’Inao. C’est à cette époque, et avec la complicité de Pierre Aguilas qui lui succédera, que la Fédération viticole a forgé son rang de syndicat incontournable dans le paysage, avec un principe simple : “Partout où on parle de viticulture d’Anjou-Saumur, c’est la Fédération qui doit s’exprimer et personne d’autres”, clamait souvent le bouillonnant Pierre Aguilas. Sous-entendu : pas les syndicats agricoles. Aujourd’hui encore, cette autonomie est l’un des marqueurs de l’ADN de la Fédération angevine.

Une Fédération – reconnue ODG unique pour les 27 AOC de sa zone en 2008 – qui gère un million d’hl dans les bonnes années, et qui depuis deux ans, s’occupe aussi de la promotion de ses appellations. Elle emploie aujourd’hui 11 personnes.

 

 

 

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