Vin en vrac

Nouvelle contraction pour le Beaujolais nouveau

Lundi 12 novembre 2018 par Juliette Cassagnes

Le Beaujolais nouveau, un vin dont le succès auprès des consommateurs s'estompe petit à petit...
Le Beaujolais nouveau, un vin dont le succès auprès des consommateurs s'estompe petit à petit... - crédit photo : J Cassagnes
Avec 133 000 hl de vins primeurs échangés entre opérateurs, les transactions sur le marché vrac en Beaujolais nouveau 2018 enregistrent encore une baisse.

La campagne vrac 2018 en vins primeurs Beaujolais et Beaujolais-villages est marquée de nouveau par une baisse des volumes échangés. Au total, 133 000 hectolitres de vin ont fait l'objet de transactions au 7 novembre 2018, contre 145 000 hl l'an dernier. Le marché vrac continue donc sa lente érosion malgré les efforts conduits par l'interprofession. « On aimerait que cela se stabilise, mais on n'a pas encore réussi à trouver la clé » déplore David Ratignier, son vice-président.

Les raisons sont à chercher, entre-autres, du côté du Japon, client historique du Beaujolais nouveau : les exportations y ont à nouveau diminué cette année. « Nous sommes concurrencés dans les rayons des magasins par des vins de pays primeurs, qui introduisent de la confusion chez les consommateurs japonais » explique celui-ci. Les récentes tempêtes qui se sont abattues sur le pays ont aussi un impact direct sur la consommation de vins. Autre explication avancée : des opérateurs avaient l'an passé effectué des achats de « couverture », pour environ 3 000 hl, qu'ils n'ont pas reconduit cette année, la récolte étant « pleine » cette année.

2 appellations pour 1 prix

La perte de volume porte uniquement sur l'appellation Beaujolais, avec -11 500 hl échangés, tandis que celui de l'appellation Beaujolais-villages reste stable, à 51 500 hl. Il semble qu'au fil du temps, les prix moyens des deux AOC tendent à fléchir et à se rejoindre, celui de la première baissant moins vite que celui de la seconde : ils s'établissent pour la campagne à 197 €/hl pour l'appellation Beaujolais et à 200 €/hl pour les Beaujolais-villages.

Àprix équivalent, les opérateurs ont privilégié cette année la seconde pour des raisons qualitatives. « On reste sur un marché de prix, rappelle un courtier de la région. Et il n'y a plus deux, mais qu'un seul marché, celui des Beaujolais primeurs » analyse David Ratignie, qui relativise : « pour faire un bilan complet des ventes 2018, il faudra néanmoins attendre les chiffres de la vente directe ».

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