Languedoc-Roussillon

Les disponibilités 2018 de vin au plus bas depuis 6 ans

Lundi 27 août 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

Selon les estimations des caves coopératives du Languedoc-Roussillon, les disponibilités en vin de la région sont au plus bas depuis six ans.Selon les estimations des caves coopératives du Languedoc-Roussillon, les disponibilités en vin de la région sont au plus bas depuis six ans. - crédit photo : CIVL
Coop de France Occitanie anticipe des disponibilités au plus bas depuis six ans en Languedoc-Roussillon. Deux facteurs expliquent cette baisse de l’offre.

17.8 millions d’hectolitres : telle est l’estimation des disponibilités en Languedoc-Roussillon par Coop de France Occitanie. Il s’agit de l’offre volumique la plus faible depuis six ans. Ce volume est à peu près équivalent à ce que le Languedoc-Roussillon pouvait mettre en marché lors de la précédente campagne, année où les volumes avaient été drastiquement mis à mal par le gel.

Ce retrait des disponibilités s’explique d’une part par la baisse importante des stocks. Ils tombent à 5.9 millions d’hl (soit l’équivalent des sorties de chais de Pays d’Oc l’an dernier) contre 7.7 millions d’hl en 2017. Par ailleurs, les estimations de vendange sont à 11.8 millions d’hl, soit la deuxième plus petite récolte depuis six ans.
Quelles conséquences ces faibles disponibilités pourront-elles avoir sur le marché ? Ludovic Roux, président de la cave coopérative de Talairan, les Terroirs du Vertige (Cucugnan, Aude) porte un regard serein. « Les voyants sont au vert, les stocks sont en baisse, ce qui est une bonne chose. Par ailleurs, la récolte mondiale apparaît dans la normale. Les relations tissées avec le négoce sont dans une nette amélioration. Je ne vois donc pas pourquoi il y aurait des tensions ».

La qualité en ligne de mire

Il faudra aussi que la qualité soit au rendez-vous, première préoccupation du vignoble. « Le millésime se présente avec peu d’acidité et les effets du mildiou. Nous cherchons à vendanger le plus correctement possible, ce qui va jusqu’à vendanger la moitié d’une parcelle et attendre que l’autre moitié atteigne la maturité. Si nous savons attendre la maturité optimale, nous pouvons arriver à avoir un bon millésime ».

Quelle sera la production de rosé ?

Enfin, les volumes produits en rosés vont jouer un rôle important dans la régulation du marché des vins de cette région qui est la première productrice de la couleur en France (en volume). « Les négociants nous ont fait savoir qu’il n’y a plus de stocks en vins rosés. Ils demandent à ce que les agréments soient rapides de manière à éviter les ruptures d’approvisionnement » indique Ludovic Roux. Devant cet appel d’air, les producteurs vont-ils produire davantage de rosés ou suivre l’appel à la sérénité que rappelle Ludovic Roux. « En rosé, il ne faut produire seulement les volumes faisant l’objet d’un contrat » martèle-t-il. La surproduction de 2014 est encore dans les mémoires. Il a fallu trois campagnes pour éponger les stocks…

 

 

 

 

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