Comment font-ils ?

Duval-Leroy embauche 450 vendangeurs chaque année

Lundi 27 août 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

La Maison n’est pas plus épargnée que d’autres entreprises viticoles par la problématique du recrutement qui touche toute la viticulture au moment des vendanges.
La Maison n’est pas plus épargnée que d’autres entreprises viticoles par la problématique du recrutement qui touche toute la viticulture au moment des vendanges. - crédit photo : DR
Le nombre de saisonniers employés sur les vignobles de la maison de Champagne Duval-Leroy à de quoi faire tourner la tête.

« Nous embauchons 450 vendangeurs et au total ce sont 600 personnes qui sont mobilisées durant les vendanges » explique Carol Duval-Leroy. Mais comment l’entreprise, qui possède en propre cinq centres de pressurage, gère-t-elle ce pic saisonnier de main d’œuvre ? « C’est de plus en plus compliqué. La situation évolue peu » reconnaît Carol Duval-Leroy. La Maison n’est donc pas plus épargnée que d’autres entreprises viticoles par la problématique du recrutement qui touche toute la viticulture au moment des vendanges.

Une équipe mobile

Pour avoir les ressources humaines nécessaires, la Maison fait appel à toutes les solutions possibles. Elle constitue, elle-même, une petite équipe de 40 vendangeurs payés à l’heure (les tarifs sont négociés collectivement, un cueilleur reçoit 11.95 euros/h, un porteur 12.37 euros/h et un pressureur 14.40 euros/h). « Cette équipe est très mobile. Elle nous permet d’attaquer les secteurs précoces et nous la transportons d’un secteur à l’autre en bus » explique Carol Duval-Leroy. Pour la plupart, il s’agit d’une équipe de fidèle qui revient d’une année à l’autre.  

La Maison sollicite par ailleurs Pôle Emploi et des agences d’Interim. Mais avec ces deux interlocuteurs, les échanges sont parfois compliqués. « Il faut demander 60 personnes pour être sûr d’en avoir 40 le jour J » grince Carol Duval-Leroy. Enfin, la Maison fait appel à des prestataires de service, une tendance lourde en Champagne. Payé au kg récolté, le prestataire a la responsabilité de trouver des remplaçants lorsque certains salariés abandonnent les vendanges en cours. Il est aussi responsable de leur logement. Moins mobiles, ces équipes sont affectés sur des secteurs particuliers.

Quelques regrets

Pour assurer le suivi administratif de toute la main d’œuvre, la Maison Duval-Leroy dispose d’une personne à temps complet. Elle s’assure que toutes les déclarations sont faites et que les dossiers de chaque travailleur est complet. « C’est très lourd » commente Carol Duval-Leroy qui ne peut qu’éprouver quelques regrets du temps où l’entreprise logeait et nourrissait 300 personnes. Les mesures d’accueil d’hébergement des vendangeurs ont eu raison de ce service. Aujourd’hui, la Maison ne fournit plus que le café, la madeleine et un endroit pour se restaurer…

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