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Entretien des sols

Des collerettes pour lutter contre les adventices

Jeudi 31 mai 2018 par Christelle Stef

Collerette en fibre de lin
Collerette en fibre de lin - crédit photo : L. Leyx-Valade
La coopérative Berticot a testé des collerettes de paillage dans une plantation. Selon elle, le principe est intéressant mais plus adapté aux complantations.

Les horticulteurs utilisent des collerettes de paillage pour lutter contre les mauvaises herbes. Il en existe différents types : en jute, en fibre de coco ou en fibre de lin, de forme ronde ou carrée. La cave coopérative Berticot à Duras dans le Sud-Ouest en a testé 5 modèles dans une parcelle de marselan et de petit manseng plantée en 2016. « Nous les avons positionnées un mois après la plantation en juillet 2016 », explique Laurent Leyx-Valade, le responsable technique du vignoble. L’objectif de la coopérative ? Voir si ce type de paillage pouvait permettre de travailler les sols d’une jeune plantation sans blesser les plants en permettant le déclenchement du système d’effacement des interceps suffisamment tôt tout en gardant le dessous des pieds le plus propre possible. Ces collerettes sont faciles à installer mais l’opération demande du temps. « Pour poser environ 2000 collerettes, nous avons mis environ 3 h à 8 personnes », rapporte Laurent Leyx-Valade. En outre, s’il y a du vent, elles ont tendance à s’envoler. « Peut-être qu’en les posant à l’automne, nous aurions eu moins de problème, car les pluies fréquentes à cette période auraient imbibé les feutres, favorisant leur tenue ».

Des comportements différents selon les modèles

Ces collerettes se sont comportées différemment selon les modèles. Celles en fibre de coco se sont dégradées très rapidement. « Dès l’automne 2017, elles avaient déjà commencé à se déliter et aujourd’hui certaines ont quasiment disparues. C’est peut-être dû à un manque de latex qui sert de liant », suppose le responsable technique. Les modèles en jute et en fibre de lin se sont mieux comportés sauf pour un modèle de forme carrée en jute qui était trop petit.

Un coût non négligeable

Les différents produits ont bien contrôlé l’herbe sauf quelques adventices plus difficiles. Le liseron et le chiendent sont passés au-dessus des collerettes, les ronces au travers. En conséquence, la parcelle a donc reçu une application de glyphosate au printemps 2018. En ce qui concerne les travaux mécaniques, les formes rondes permettent un meilleur effacement que les formes carrées. Pour la coopérative, ces collerettes peuvent donc avoir un intérêt mais uniquement pour les complantations, car elles sont coûteuses : 40 à 50 centimes la pièce en moyenne. « Elles permettent de garder la fraîcheur autour du pied et de faire du désherbage mécanique sans abîmer les jeunes plants », conclut Laurent Leyx-Valade.

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