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Et de trois !

Nouvelle grêle en Champagne

Vendredi 25 mai 2018 par Aude Lutun

Vigne de Daniel Etienne touchée par la grêle du 22 mai.
Vigne de Daniel Etienne touchée par la grêle du 22 mai. - crédit photo : Daniel Etienne
Deux orages de grêle se sont abattus sur le village de Damery dans la Marne, occasionnant environ 50 % de pertes sur les parcelles touchées.

Après le Vitryat et l’Aube, c’est au tour de la région d’Epernay d’être touchée par la grêle. Le mardi 22 mai, deux violents orages ont éclaté à Damery, l’un vers 16 h et le second vers 21 h. « L’épicentre de l’orage s’est situé au centre de Damery, précise David Goutorbe, viticulteur et président de la section locale du SGV (syndicat général des vignerons) de ce village viticole. Il a impacté les vignes, avec 50 % de dégâts, dans un rayon de 2 km ». D’autres parcelles ont été touchées au-delà de ce périmètre, mais avec moins de force (20 à 30 % de pertes).

"Avec les grêlons, toute la plaine était blanche"

Le vignoble de Damery comprend environ 400 ha et l’on peut estimer que 200 ha ont été détruits à 50 %. Le village de Vauciennes a également été touché, comme en témoigne Daniel Etienne, viticulteur à Cumières et administrateur au SGV. « J’exploite une parcelle de 18 ares détruite à 100 %, explique-t-il. Avec les grêlons, toute la plaine était blanche, ce qui est très rare ». Il est trop tôt pour estimer précisément la perte de récolte. « Il est plus facile d’évaluer les pertes quand l’orage de grêle se produit après la fleur, estime David Goutorbe. La fleur n’ayant pas encore débuté, on ne sait pas comment vont se comporter les raisins partiellement touchés ».

Prudence sur l'évaluation des dégâts

Pour Daniel Etienne, la prudence sur l’ampleur des dégâts est également de mise. « L’impact de la grêle est toujours spectaculaire et désolant, ce qui nous amène souvent à surestimer les pertes quand une parcelle est partiellement touchée, analyse-t-il. D’autant que l’on sait qu’ensuite le travail sera plus long et plus difficile pour une récolte moindre. Le point positif est que le potentiel de récolte est important cette année. Et nous avons la chance d’avoir la réserve individuelle qui apporte de la sérénité ».

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