Cavas

Codorníu rejette un rachat, mais accepte l’entrée d’actionnaires minoritaires

Lundi 30 avril 2018 par Alexandre Abellan

Revendiquant une fondation en 1551, Codorníu se flatte d’être l’entreprise la plus ancienne d’Espagne.Revendiquant une fondation en 1551, Codorníu se flatte d’être l’entreprise la plus ancienne d’Espagne. - crédit photo : Codorníu
Déclinant les avances d’un fonds d’investissement américain, souhaitant prendre une participation majoritaire, le groupe catalan cherche un actionnaire minoritaire pour remédier au désinvestissement d’une branche familiale.

Réunissant dix bodegas, le groupe Codorníu Raventós vient de décliner la proposition, informelle, de rachat par le fonds d’investissement Carlyle. « Ce n’est pas la première fois que des investisseurs s’intéressent à l’entreprise et son complexe actionnariat (216 porteurs, tous membres des cinq branches de la famille Raventós). Mais alors que la proposition de Carlyle n’en était qu’à sa phase initiale, d’approche d’actionnaires minoritaires, elle a été suffisante pour provoquer une réaction du groupe » détaille le quotidien La Vanguardia, qui a révélé les discussions qui ont eu lieu au sein du conseil d’administration de Codorníu.

D’après la presse espagnole, le manque de développement du chiffre d’affaires de Codorníu (tandis que les dividendes baissent) et le départ pour la Rioja du siège social (en plein débat sur l’indépendance catalane) pèsent sur la volonté d’une partie de la famille de céder ses actions dans la holding Unideco (qui contrôle le groupe Codorníu Raventós). Pour répondre à ce souhait d’une partie de ses actionnaires de quitter le groupe, Codorníu envisage désormais de faire rentrer un opérateur extérieur dans son capital social. Ce qui pourrait aller de pair avec la refonte de son organisation, le groupe cherchant un nouveau directeur général, qui ne serait plus issu des familles actionnaires.

À contre-courant de Freixenet

Cette volonté du groupe Codorníu Raventós de conserver une majorité familiale n’est pas sans faire écho à la prise de contrôle du leader des cavas, Freixenet, par le groupe allemand Henkell. Après des années de dissensions familiales, le rachat de 50,67 % de Freixenet par Henkell vient en effet de se conclure, semblant jouer comme un contre-exemple pour Codorníu.
 

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