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Aude

Les réussites et futurs combats des vignerons indépendants

Mercredi 14 mars 2018 par Marion Sepeau Ivaldi

Jean-Marie Fabre, président des Vignerons indépendants de l'Aude, lors du SIA 2017.
Jean-Marie Fabre, président des Vignerons indépendants de l'Aude, lors du SIA 2017. - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
Tenant leur assemblée générale 9 mars, les Vignerons indépendants de l’Aude ont passé en revue les différents dossiers politiques qui les préoccupent. Au premier desquels figurent les avancées en matière de fiscalité.

Lors de l’assemblée générale du 9 mars des Vignerons indépendants de l’Aude au lycée Charlemagne de Carcassonne, les allusions étaient à peine voilées quant à son futur destin politique national. Le président Jean-Marie Fabre, qui devrait prendre la présidence nationale du mouvement dans un an, a fait le bilan des actions syndicales dans l’Aude. Faut-il y voir l’ébauche des dossiers qu’il compte défendre ?

La Fédération de l’Aude a été à la manœuvre en 2017 sur ces sujets fiscaux, relayés ensuite par la Fédération nationale. Au printemps dernier, « nous avions vu nos amendements rejetés par un gouvernement déjà tourné vers ses futures échéances électorales ! » a-t-il rappelé. Mais, la ténacité a payé et « 2 de nos 3 amendements principaux ont été inscrits dans la loi depuis décembre » a-t-il indiqué. Deux amendements s’appliquent donc dès cette année. Le premier concerne le délai de révision de l’option fiscale qui est raccourcie à 3 ans contre 5 ans auparavant. Le second concerne le relèvement du seuil fiscal des productions annexes qui est désormais de 50 % du chiffre d’affaires et 100 000 euros maximum, de quoi donner un peu d’air aux entreprises qui développent l’œnotourisme.

Une fiscalité pour amortir les aléas climatiques

Reste la proposition concernant la fiscalité de la réserve de précaution. Il s’agit de défiscaliser en partie les stocks réalisés par les vignerons. « Le delta par rapport au barème fiscal actuel serait versé au moment de la commercialisation du stock » indique Jean-Marie Fabre. La proposition permettrait d’alléger le poids des stocks dans la comptabilité de l’entreprise et se faisant, inciter à la constitution de stocks qui s’avèrent utiles en cas d’aléas climatiques. Elle sera défendue par la FNSEA qui propose, une mesure similaire, la constitution d’une épargne de précaution financière. Il s’agit d’alléger la fiscalité de l’épargne qui permettrait de générer de la trésorerie, elle aussi utile en cas de pépin climatique.

Défendre l’OCM

Jean-Marie Fabre a également pris position sur la prochaine réforme de la PAC, traçant les lignes rouges qu’il veut défendre. Le maintien des outils de régulation mais également celui du budget qu’il voudrait voir renforcé, sont pour lui les deux axes majeurs. S’il est conscient que l’enveloppe peut être revue à la baisse compte tenu du Brexit, il s’est montré vindicatif quant à sa volonté de défendre le budget, remarquant que « les citoyens exigent des efforts des producteurs pour répondre aux défis environnementaux ! ».

Le président des vignerons de l’Aude est également revenu sur les importations espagnoles et le manque de clarté, voire les fraudes, sur l’origine des vins. Il veut tirer un bilan positif de ce dossier tendu, notamment concernant la contractualisation. « Cela a donné lieu à de belles avancées dans l’unité professionnelle en poussant tous les acteurs à modifier leurs habitudes, parfois leurs mauvaises habitudes !. (…) Il nous faut, dans un contexte favorable enfoncer le clou, ne perdons pas de temps et allons au bout, notamment sur la contractualisation grâce aux contrats d’achat pluriannuels, à la fois sécurisant et structurant ! ».

Gardant le sujet de la santé pour la fin de son discours, Jean-Marie Fabre a filé la métaphore en comparant Agnès Buzyn, ministre de la Santé, à une torera. Il a salué le bon alignement des astres pour trouver une issue définitive à ce débat qui mine la filière depuis de nombreuses années. Interpellant les députés présents dans l’assistance, il a déclaré : « je souhaite que vous alliez au bout pour définitivement ôter cette épée de Damoclès qui pèse depuis trop longtemps sur notre secteur ! Le pas de temps est bon, et la filière assume pleinement sa part de responsabilité ! ».

 

Retraites agricoles et OCM : sujets de mécontentements
  • Retraites agricoles. Le refus du gouvernement, intervenu le 7 mars, de porter le minimum des retraites agricoles de 75 à 85 % du SMIC en utilisant une procédure parlementaire rarissime s’est invité à l’assemblée générale des Vignerons indépendants de l’Aude. Un appel a été lancé par Jacques Serres, présidents des anciens de la Fdsea de l'Aude, pour que les vignerons en activité viennent soutenir leurs aînés pour protester contre cette décision. Présent, le sénateur Roland Courteau, a commenté : « à notre grande surprise, le gouvernement a utilisé la procédure dite du votre bloqué. Le texte devrait être à nouveau présenté le 16 mai mais il y a un risque que le gouvernement propose à nouveau cette procédure de vote bloqué ».
  • Aides OCM. Jean-Luc Fabry, directeur des vignerons indépendants de l’Aude a profité de la présence de Jérôme Despey à l’assemblée générale du 9 mars pour l’interpeller sur les aides OCM. « Ces dossiers sont d’une complexité grandissante qui met de l’incertitude dans nos réponses aux vignerons. Par ailleurs, le retard et l’allongement des délais de mise au paiement des dossiers porte préjudice à l’équilibre économique des entreprises » a-t-il lancé. Jérôme Despey s’est montré conscient du problème. Il a expliqué que « la difficulté et la complexité des mesures est notamment liée à une volonté de FranceAgriMer d’élargir leur champ pour en faire bénéficier le plus grand nombre. Nous sommes en train de corriger les problèmes pour l’application du nouveau programme OCM de la période 2019/2023 ».

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