Alternative au Cognac

Les vins charentais maintiennent leur production 2017

Vendredi 26 janvier 2018 par Alexandre Abellan

Issu d’un vignoble toujours plus spécialisé, les vins charentais sont marqués par une dominance de merlot et de cabernet, suivis par le chardonnay et le colombard.Issu d’un vignoble toujours plus spécialisé, les vins charentais sont marqués par une dominance de merlot et de cabernet, suivis par le chardonnay et le colombard. - crédit photo : Syndicat des Producteurs et de Promotion des Vins de Pays Charentais
Le gel et les bonnes performances commerciales de l’eau-de-vie charentaise n’affectent pas la production des vins de pays, qui ne voit pas de défection/repli de ses blancs.

Sans aller jusqu’à dire qu’il n’y a plus de vases communicants entre les vins charentais à Indication Géographique Protégée et l’appellation d’eau-de-vie charentaise, la déclaration de récolte 2017 « confirme la stabilité de la production et montre que le repli en Cognac n’est plus systématique » souligne dans un communiqué le syndicat des vins charentais. Avec 80 000 hectolitres de vins annoncés, la production de l’an passé s’inscrit même en légère hausse par rapport à 2016 (+1 %).

Ce qui n’était pas gagné, alors que le vignoble charentais a été touché par un fort gel au printemps 2017. Même si le vignoble du vin de pays se trouve plutôt en Charente Maritime, bassin plus épargné que le cœur des crus de Cognac par les gelées. Avec 25 000 hl de blanc (pour 55 000 de rouges, incluant une majorité de rosés), la production 2017 de vins charentais ne se replie donc pas en Cognac.

Charte d’engagement

« Nous nous attendions à des volumes plus faibles » reconnaît Thierry Jullion, le président de l’IGP vin charentais. Que la production se maintienne, « c’est une bonne nouvelle pour les marchés et un succès pour le vignoble. Elle confirme la fierté et la confiance qu’ont les vignerons dans leur terroir et l’avenir des vins charentais, et ce malgré, la très bonne santé du Cognac » affirme-t-il. En 2017, l’eau-de-vie charentaise affiche en effet des records de commercialisation (+10 % en volume et +14 % en valeur), alors que ses rendements ont chuté (-15 %).

Pour affirmer l’implication des vignerons charentais dans leur IGP, des mesures agroenvironnementales doivent être intégrées dans le cahier des charges cette année. La signature d’une charte d’engagement en faveur de « la viticulture raisonnée, du contrôle sanitaire des vignobles ou des techniques les plus avancées de vinification » doit accompagner cette évolution.

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