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Point d’étape

Comment le marché anglais s’adapte au Brexit

Vendredi 15 décembre 2017 par Marion Sepeau Ivaldi

En Grande-Bretagne, la distribution et la consommation de vin s'adapte aux conséquences financières du Brexit.
En Grande-Bretagne, la distribution et la consommation de vin s'adapte aux conséquences financières du Brexit.
La Wine intelligence analyse dans son rapport sur le marché anglais en 2017, les premiers effets du Brexit sur le marché britannique.

Si les conséquences du Brexit ne sont pas encore tout à fait claires, l’accord final entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne étant la pièce toujours manquante, la Wine Intelligence décèle des premiers éléments de l’adaptation de la distribution et de la consommation sur le marché anglais, dans son rapport sur ce marché publié le 12 décembre. Dans cette phase de transition (avant la finalisation de l’accord), le marché doit relever un challenge à plusieurs faces qui inclut une hausse des prix (exacerbée par la petite récolte 2017), des taux de change défavorables à l’importation, une augmentation du coût du travail et des taxes de propriété. En conséquence, les prix des vins augmentent sur le marché britannique. Le prix moyen a ainsi franchi la barre des 5 livres en 2017 (5.6 euros), atteignant les 5.56 livres au second trimestre (7.56 euros).

Préserver la marge

Dans ce contexte, les distributeurs anglais du on-trade cherchent des solutions pour préserver leurs marges. Certains optent soit pour une substitution de qualité de vin, d’autres jouent sur le volume vendu. La vente de vin au verre est évidemment vu comme un moyen salvateur dans cet objectif, d’autant que les tendances de consommation s’orientent déjà depuis plusieurs années vers une baisse du volume et une recherche de qualité.

La Wine intelligence relève également que les consommateurs n’ont pas conscience de la modification de leurs habitudes. Ils sont une large majorité à estimer que leur mode de consommation n’a pas évolué suite au Brexit. Ils sont également très nombreux à penser que l’accord entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne n’affectera pas leurs habitudes d’achat même si les prix sont en croissance. Attention, prévient le cabinet, « il y a de grandes chances que leurs actions démentent leurs mots ». En d’autres termes, il est probable que la consommation diminue en volume et s’oriente de plus en plus sur le marché des vins premiums.

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