Glyphosate

« Pas question de faire plaisir à Nicolas Hulot »

Jeudi 30 novembre 2017 par Bertrand Collard

'S'il faut sortir du glyphosate, nous y sommes prêts. Mais trouvons des alternatives', exige Jérôme Despey'S'il faut sortir du glyphosate, nous y sommes prêts. Mais trouvons des alternatives', exige Jérôme Despey - crédit photo : Cédric Faimali
Le ministre de l’Agriculture est attendu au Sitevi le 30 novembre. Les responsables professionnels lui diront que la France doit suivre le vote de l’Union européenne réautorisant le glyphosate pour cinq ans.

Le sujet échauffe Jérôme Despey. Le 30 novembre, il sera à la tête d’une délégation de représentants professionnels qui recevra le ministre de l’Agriculture au Sitevi et il le lui dira. « Durant sa campagne électorale, Emmanuel Macron a dit qu’il s’opposerait à la surtransposition des réglementations européennes. L’Europe a voté à une large majorité pour une réautorisation de cinq ans du glyphosate. Et la France resterait en dehors ? Ce n’est pas possible ! On n’acceptera pas une telle distorsion de concurrence. Il y aura une mobilisation », assure le président du conseil des vins de FranceAgriMer.

"Cacophonie gouvernementale"

Le tweet du 27 novembre d’Emmanuel Macron annonçant que la France interdirait le glyphosate au plus tard dans trois ans, n’est toujours pas passé. Jérôme Despey ne manquera pas de le dire à Stéphane Travert. Il mettra aussi le doigt sur la cacophonie au sein du gouvernement.

En effet, avant que le président de la République poste son message, Stéphane Travert s’était déclaré heureux que la Commission européenne ait trouvé un accord au sujet du glyphosate.

"Du Trump ? Où sommes-nous ?"

« Le ministre de l’Agriculture se félicite de la décision de l’Union européenne. Et Macron fait du Trump sur un sujet comme celui-là ? Où sommes-nous ? Mais peut-être que je n’ai pas compris le sens de ce tweet. Il faut que le président s’exprime sur cette question », s’agace Jérôme Despey.

"Non cancérigène pour 330 agences"

Ce dernier ajoute que « 330 agences dans le monde ont affirmé que le glyphosate n’est pas cancérigène. Une seule dit qu’il y a des doutes. S’il faut sortir du glyphosate, nous y sommes prêts. Mais trouvons des alternatives. »

En attendant, pas question que l’agriculture fasse les frais du fait que « le Président de la république veuille faire plaisir à Nicolas Hulot. »

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