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Champagne

Plus de 50 % de la surface vendangée par des cueilleurs étrangers

Jeudi 19 octobre 2017 par Aude Lutun

Maxime Toubart, président du syndicat général des vignerons de Champagne, fustige : ' Pour employer un vendangeur, il faut établir 14 démarches administratives !'
Maxime Toubart, président du syndicat général des vignerons de Champagne, fustige : ' Pour employer un vendangeur, il faut établir 14 démarches administratives !' - crédit photo : Aude Lutun
Le recours à la prestation de service se développe lors des vendanges. En cause, les contraintes administratives qui augmentent chaque année.

Lors de la conférence de presse du Viteff le 18 octobre, Maxime Toubart, président du syndicat général des vignerons de Champagne, a relayé l’exaspération des viticulteurs sur la complexité administrative des vendanges. « Pour employer un vendangeur, il faut établir 14 démarches administratives !, précise-t-il. Les contraintes sur l’hébergement des vendangeurs n’ont pas été assouplies. C’est pour cette raison que le recours aux prestataires de service augmente chaque année. Et la première fois en 2017, la surface vendangée par des cueilleurs étrangers a été supérieure à celle vendangée par des salariés français. Je n’ai rien contre les vendangeurs qui viennent de Pologne, de Roumaine ou de Russie. Mais est-ce souhaitable pour notre pays ? D’autant que ces vendangeurs ne sont pas toujours logés dans des conditions idéales… ». La plupart de ces salariés ne sont pas des travailleurs détachés, leurs employeurs paient donc leurs cotisations sociales en France. La Champagne emploie 110 000 vendangeurs chaque année, sur une durée moyenne de sept à huit jours.

"Rien ne bouge !"

« Quand nous évoquons le problème de la complexité de l’organisation des vendanges avec les parlementaires, le Préfet, le Premier Ministre lors de la foire de Châlons-en Champagne début septembre, ils sont tous réceptifs à nos demandes, mais rien ne bouge !, regrette Maxime Toubart. Cela fait dix ans que l’on nous parle de simplification administrative et chaque année, on ajoute un problème ». Le président du SGV cite l’impossibilité, depuis 2017, de faire chevaucher un Tesa sur deux mois (par exemple un seul Tesa pour un travail allant du 27 août au 3 septembre). Il appelle les pouvoirs publics à assouplir le formalisme de l’embauche et les exigences de l’hébergement. Le président du SGV demande aussi le retour de l’exonération partielle des cotisations salariales pour que les vendangeurs locaux retrouvent plus d’intérêt à venir dans les vignes champenoises. Dans ce contexte, la profession réfléchit-elle à mettre en place des essais sur la machine à vendanger ? « Ce n’est pas d’actualité », répond Maxime Toubart.

 

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