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Cahier des charges

Les Côtes adoptent les mesures agroenvironnementales de Bordeaux

Vendredi 13 octobre 2017 par Alexandre Abellan

Pour Stéphane Héraud, la mise en place d’un plan de contrôle de ces nouvelles dispositions se fera naturellement, en son temps.
Pour Stéphane Héraud, la mise en place d’un plan de contrôle de ces nouvelles dispositions se fera naturellement, en son temps. - crédit photo : Union des Côtes de Bordeaux
Emboîtant le pas au syndicat des Bordeaux, le groupement des six appellations girondines va intégrer quatre engagements durables à son cahier des charges. Dès que sera autorisée l’intégration, minoritaire, de cépages résistants dans les AOP.

« Il y a cinq ans, adopter ces mesures aurait été compliqué. Maintenant il n’y a plus d’opposition, il s’agit d’aller dans le sens de l’histoire » constate Stéphane Héraud, le président de l’Union des Côtes de Bordeaux. En juillet dernier, l’assemblée générale de ces six appellations bordelaises (AOC Blaye, Cadillac, Castillon, Francs, Sainte-Foy et Côtes de Bordeaux) a voté, à une écrasante majorité, l’incorporation à son cahier des charges des mêmes quatre mesures agroenvironnementales que celles adoptées cet hiver par le syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur.

Soit l’interdiction « d’herbicide sur le contour des parcelles et la totalité de la surface du sol », l’obligation « d’enlever et détruire les pieds morts », le devoir de « mesurer et connaître son Indice de Fréquence de Traitement » et la possibilité « de cultiver et revendiquer en AOC d’autres cépages que ceux autorisés dans le cahier des charges (à hauteur de 5 % de la surface totale de l’exploitation et de 10 % de l’assemblage final) ». Cette dernière mesure doit ouvrir la porte aux essais de cépages résistants en appellation (les cépages emblématiques d’autres régions viticoles étant exclus de ce dispositif).

Délais politico-administratifs

L’intégration officielle, et effective, de ces mesures au cahier des charges prendra six à douze mois estime, autant qu’espère, l’optimiste Stéphane Héraud. Le dispositif sur l’essai de cépages résistants au mildiou et à l’oïdium ne se fera que lorsque l’Union Européenne aura supprimé la réglementation interdisant la plantation en appellation de ceps n’étant pas 100 % Vitis vinifera. Une initiative soutenue par le ministère de l’Agriculture français, et surtout le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan, devenu adepte des cépages résistants (cliquer ici pour en savoir plus).

Le temps d’une publication au Journal Officiel de la République Française, la mise en application de ces mesures se ferait donc au mieux pour les vendanges 2019. Ce qui n’enlève rien à leur poids. « Avec les AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur, nous représentons 65 % du vignoble girondin » souligne Stéphane Héraud. En ajoutant les initiatives de Saint-Émilion et de l’Entre-deux-Mers, en tout 80 % des surfaces d’AOC bordelaises vont intégrer des mesures environnementales à leurs cahiers des charges précise Allan Sichel, le président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB).

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