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Cru classé

Château Dauzac, fier d'oser le label végan

Mardi 03 octobre 2017 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 18/10/2017 16:31:36

La labellisation commence avec une nouvelle étiquette de la propriété, le D de Dauzac (en AOC Bordeaux). Le certificat se trouvera sur la contre-étiquette du cru classé en 1855 pour le millésime 2016 (en AOC Margaux).
La labellisation commence avec une nouvelle étiquette de la propriété, le D de Dauzac (en AOC Bordeaux). Le certificat se trouvera sur la contre-étiquette du cru classé en 1855 pour le millésime 2016 (en AOC Margaux). - crédit photo : Château Dauzac
À la mode auprès des consommateurs, la certification végane marque une étape avec son premier cru classé en 1855. Arrêtant l’albumine d’œuf pour revendiquer la labellisation sur tous ses vins du millésime 2016.

« Afficher le label végan n’a pas une vocation mercantile ou marketing. La certification s’inscrit dans une viticulture respectueuse de l’environnement et des traitements des animaux » pose Laurent Fortin, le directeur général du château Dauzac*. Si la propriété de Margaux est devenue le premier des crus classés en 1855 à avoir obtenu un label végan, elle défend avant tout une approche sociétale. « Les grands crus ne peuvent pas se reposer sur le classement de 1855, ils se doivent d’être le fer de lance des préoccupations de bien-être des consommateurs » explique Laurent Fortin, qui souligne que le passage aux colles végétales « n’a pas d’incidence sur le coût de production, et surtout sur la qualité des vins. »

Tests qualitatifs

Ayant fait certifier l’ensemble de sa production 2016 par l’organisme Expertise Végane Europe (Eve), le château Dauzac a donc abandonné les blancs d’œufs bios pour des colles végétales. Lancée en 2014, cette réflexion a conduit à une série de tests : avec une dizaine de colles protéiques essayées à des doses différentes (et comparées à des essais sans collage). Encadrées par l’œnologue conseil Éric Boissenot, les dégustations à l’aveugle ont fait ressortir les colles à base de petits pois. Les vins traités par ces dernières développant plus d’arômes et de souplesse des tanins. « Le but n’était pas d’être vegan, mais d’être supérieurs qualitativement » souligne Philippe Roux, le directeur technique du château Dauzac, qui peaufine les dernières étapes de la sélection d’une colle idéale.

Ayant obtenu l’aval commercial de ses courtiers, le château Dauzac commercialise sa première cuvée végane, le D de Dauzac 2016 (en AOC Bordeaux), avant de livrer son premier vin pour 2019. Relayée par les réseaux sociaux, l’annonce de cette labellisation entraîne déjà l’intérêt de metteurs en marché, à la recherche de cette certification encore rare. Sans être mercantile, cette nouveauté tombe à point nommé avec une tendance qui a définitivement le vent en poupe.

 

* : La propriété de la MAIF est constituée de 120 hectares en appellation Margaux. Ses équipes pilotent actuellement sa transformation à la biodynamie, sans forcément envisager la certification (le domaine n’étant par ailleurs pas certifié bio).

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VOS RÉACTIONS
veganwinner Le 16 octobre 2017 à 13:04:02
Est-ce que votre vin "vegan" est vendangé à la main ? est-ce dans la charte des vins vegan de vendanger à la main ? Est-ce que les herbicides et insecticides sont dans la charte vegan ? si ce n'est pas le cas, cette charte est un mensonge de plus pour les gogo vegans : Les machines à vendanger ramassent escargots, araignées, limaces, lézards et en grande quantité (et ne me parlez pas des avancées de la technologie de ces robots-vendangeuses c'est du pipeau en matière de sélection animale) !
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