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Moral au beau fixe

La perspective d’un très beau millésime en Costières de Nîmes

Mercredi 27 septembre 2017 par Michèle Trévoux

De gauche à droite : Nicolas Ponzo (directeur des Costières de Nîmes) et Bernard Angelras (président), heureux des belles perspectives offertes par le millésime 2017.
De gauche à droite : Nicolas Ponzo (directeur des Costières de Nîmes) et Bernard Angelras (président), heureux des belles perspectives offertes par le millésime 2017. - crédit photo : Michèle Trévoux
Grâce à un millésime 2017 qui s’annonce très qualitatif, l’AOP Costières de Nîmes espère conforter la dynamique commerciale constatée cette campagne sur le circuit traditionnel et à l’export.

« Tout est réuni pour que 2017 soit un très beau millésime ». Bernard Angelras, président de l’ODG Costières de Nîmes avait le sourire ce mardi 26 septembre lors de sa traditionnelle conférence de presse de début de campagne. Certes, comme partout ailleurs en France, la récolte sera maigre : le grenache a coulé engendrant une très forte hétérogénéité de production avec des rendements qui varient de 10 à 50hl/ha. Mais la récolte en Syrah, cépage prédominant de l’appellation en rouge, s’annonce dans la moyenne. « Nous avons bénéficié de conditions climatiques idéales au moment de la récolte, qui a été historiquement précoce. Le fait marquant de ce millésime, c’est la bonne amplitude thermique entre jour et nuit, variable déterminante pour obtenir couleur et arômes », a précisé le vigneron gardois.

Le circuit caviste au beau fixe

La qualité de ce millésime ne devrait que conforter les évolutions positives du marché constatées sur cette campagne. Nicolas Ponzo, directeur de l’ODG, a rappelé que l’AOC était commercialisée pour 38 % dans le circuit traditionnel (cavistes et CHR), 38% à l’export et 25% dans la GD France. La bonne nouvelle vient des cavistes. Une étude menée en hiver 2015-2016 révèle que 61% des volumes d’AOC Costières de Nîmes y sont vendus entre 10 et 20 € la bouteille et un tiers entre 20 et 50 € la bouteille.

Croissance de l’exportation

Autre motif de satisfaction : les ventes à l’export qui continuent à progresser avec une hausse de 15% en valeur sur 2016. « En deux ans, nous enregistrons une hausse de 35% de nos ventes en valeur », pointe Nicolas Ponzo. La Chine reste le premier marché des Costières de Nîmes, suivie de près par les USA, marché très intéressant puisque les vins des Costières y sont bien valorisés. En 2016, les ventes sur le marché américain ont encore progressé de 12% en valeur. En revanche, l’AOC nîmoise reste stable dans la GD française. « Nous reculons sur les entrées de gamme, on vend donc moins de volume mais le prix moyen progresse et se situe désormais au-dessus de 3 € la bouteille », se réjouit Nicolas Ponzo.

Sur les marchés à la production, les cours du vin en vrac sont restés stables durant cette campagne avec un prix moyen à 116 €/hl en rouge, 115 € en rosé et 110 € en blanc. Les sorties de chai (195 000 hl) sont en progression de 5 % sur cette campagne. « Avec la bonne récolte de 2015, nous avons pu reconstituer nos stocks. La campagne a été plus lente à démarrer, les acheteurs sachant qu’il y avait du stock ne se sont pas précipités pour faire leurs achats ». Avec la petite récolte qui s’annonce, la situation pourrait changer. « Il va y avoir un réajustement des cours, comme on l’observe déjà à Bordeaux ou dans les Côtes du Rhône. On devrait gagner de 5 à 10 €/hl. Mais il serait dangereux d’aller au-delà, on risquerait de perdre des parts de marché », prédit Bernard Angelras. 

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