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Nouvelle-Zélande

En dix ans, le tournant du vin vrac

Vendredi 04 août 2017 par Alexandre Abellan

Si les expéditions néo-zélandaises ont bondi en 10 ans, leur valorisation s’est repliée. Tombant à 4,17 dollars/litre (contre 4,92 $/l en 2007).Si les expéditions néo-zélandaises ont bondi en 10 ans, leur valorisation s’est repliée. Tombant à 4,17 dollars/litre (contre 4,92 $/l en 2007). - crédit photo : New Zealand Winegrowers
S’étant imposé sur le marché mondial du vin comme une référence du sauvignon blanc premium, le vignoble néo-zélandais a discrètement développé ses expéditions de vrac, vers l’Australie et les États-Unis.

Tendance accrue par la mondialisation, le développement des expéditions de vin en vrac est loin d’être partagée par tous les pays producteurs. Le dernier supplément Wine by numbers de l’Union Italienne du Vin (UIV) permet de distinguer un repli global du vrac* pour le vignoble européen, quand le Nouveau Monde Viticole affiche une nette croissance.

Fois 30

La Nouvelle-Zélande affiche de loin la croissance la plus impressionnante des expéditions. L’an dernier, la Nouvelle-Zélande a exporté 77 millions de litres de vin en vrac pour 322 millions de dollars néo-zélandais, soit trente fois plus de vrac qu’il y a dix ans. En 2007, le vignoble kiwi comptait pour moins de 1 % de la valeur dégagée par les exportations de vrac dans le monde. En 2016, sa filière pèse pour 7 % des expéditions internationales. Plus que les États-Unis (6 %) et à peine moins que la France et l’Australie (tous deux à 9 %). L’an dernier, le vrac comptait pour 34 % des volumes et 20 % de la valeur des vins exportés par la Nouvelle-Zélande. Quand en 2007, ces poids étaient de 3 % en volume et 2 % en valeur.

Le principal marché pour le vrac néo-zélandais est l’Australie, mais le marché américain est également porteur (le vrac kiwi dépassant les expéditions argentines et italiennes). « Le fait est que les kiwis montrent une capacité extraordinaire à prendre le dessus sur les difficultés et à rapidement se réadapter. Ce qui les vaccine contre les crises cycliques, comme celle de surproduction en 2010 » analyse l’UIV. « Contrairement à l’Australie, la Nouvelle-Zélande a constamment changé la composition de ses exportations. Désormais presque à l’équilibre entre Asie, Amériques et Europe » ajoutent les experts.

* : À noter que ces données ont été obtenues l’ancienne nomenclature douanière, qui ne distingue par vrac et bag-in-box, cumulant tous les vins expédiés dans des contenants au-delà de 2 litres.

Ailleurs dans le monde

Ce développement du vrac se retrouve dans le nouveau monde viticole, l’Argentine affiche une forte croissance de ses expéditions non-conditionnées (80 % des volumes et 6 % des valeurs des valeurs à l’export en 2016, contre 53 % et 8 % en 2007), comme l’Australie (54 % volume et 18 % valeur en 2016, contre 25 % et 8 % en 2007). Le Chili affiche au contraire un petit développement (à 42 % en volume et 14 % en valeur en 2016, contre 38 % et 10 % en 2007), comme les États-Unis (45 % volumes et 14 % valeur l’an dernier, 43 % et 18 % il y a dix ans).

L’Afrique du Sud se replie sur la catégorie (61 % volume et 29 % valeur en 2016, contre 52 % et 21 % en 2007). Mais les baisses les plus conséquentes ont lieu en Europe. Comme la France (15 % volume et 3 % valeur en 2016, contre 24 % volume et 4 % valeur en 2007), l’Italie (26 % des volumes et 7 % de la valeur l’an dernier, contre 34 % volume pour 9 % valeur il y a dix ans). Seule l’Espagne maintient tel quel son mix (56 % des volumes et 19 % de la valeur en 2016, contre 55 % en volume et 17 % en chiffre d’affaires en 2007).

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